L’IBUPROFÈNE EN DÉBUT DE GROSSESSE : DES CONSÉQUENCES NÉFASTES

ACTUALITÉS | 5 février 2018

Marion Brodeur-Laperrière

Dernièrement, L’INSERM avait fait une étude révélant que l’ibuprofène agissait comme perturbateur endocrinien sur les foetus mâles durant les premiers mois de la grossesse. La prise de cet antalgique chez la mère peut mener à des malformations au niveau génital chez le bébé.

 

Maintenant, l’effet de l’ibuprofène durant le premier trimestre a été étudié chez les foetus femelles. C’est à ce stade que les cellules des ovaires travaillent pour former la réserve d’ovules dont la fille à naître disposera lorsqu’elle atteindra sa maturité sexuelle, n’en créant pas d’autres après le deuxième trimestre de la gestation. Malheureusement, tout comme chez les foetus mâles, l’ibuprofène a un effet indésirable : il semble que l’exposition qu’à seulement deux jours à cet antalgique cause la perte d’environ la moitié des cellules qui se transformeraient en ovules. Toutefois, on ne connaît pas encore l'effet à long terme au niveau de la fertilité de ces femmes en devenir.

 

Déjà, l’ibuprofène n’était pas recommandé aux femmes enceintes, mais, ayant peu de données sur les deux premiers trimestres, ce médicament était fortement déconseillé uniquement lors du troisième, la prise pouvant entraîner la mort du foetus. Ainsi, plusieurs femmes en consommaient tout de même pour diverses raisons. Il serait toutefois préférable de se tourner vers l’acétaminophène.

 

Référence

http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/519167/ibuprofene?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1517574759

 

Source

https://academic.oup.com/humrep/advance-article/doi/10.1093/humrep/dex383/4831088

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