FORCES ARMÉES CANADIENNES : UN TAUX D’ITSS DEUX FOIS SUPÉRIEUR À LA MOYENNE DES CANADIENS

ACTUALITÉS | 15 février 2018

Claudelle Nielly-Thibault

Selon des données de la Défense nationale, le taux d’ITSS chez les jeunes membres des Forces armées canadiennes atteindrait des niveaux alarmants. La chlamydia est l’infection la plus fréquente chez les moins de 30 ans avec  15 cas pour 1000 militaires. À titre de comparaison, dans la population générale des hommes de cet âge, c’est environ 8,6 nouveaux cas pour chaque tranche de 1000 personnes.

 

Ces données datent de 2015, mais on constate depuis 2004 une augmentation très rapide des taux d’infections qui ont triplé au cours de ces quelques années. De plus, on soupçonne que ces statistiques sous-estiment la réalité,  car les militaires auraient tendance à aller consulter des médecins non affiliés aux forces armées pour traiter ce genre de maladies.

 

Selon une ancienne capitaine, cette problématique serait liée aux comportements de ces hommes plutôt qu’à d’éventuels problèmes dans les campagnes de prévention. « C'est un peu l'idée que si je mets ma vie en danger tous les jours, après ça, il n'y a plus rien qui devrait m'atteindre », dit-elle.

 

Cependant, certains attribuent ces hauts taux d’infections aux dépistages réguliers auxquels doivent se soumettre les membres des forces armées, même en l’absence de symptômes. Au contraire, dans la population générale, plusieurs personnes n’ont pas nécessairement accès à un médecin de famille et ne se verront donc pas diagnostiquer des ITSS si celles-ci sont asymptomatiques.

 

Pourtant dans le cas des femmes militaires, la situation est loin d’être aussi critique puisqu’elles ont pour leur part un taux d’infection légèrement inférieur à celle de la population canadienne féminine.

 

Référence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083548/deux-fois-plus-de-cas-dinfections-sexuelles-dans-larmee-canadienne-que-dans-la-population

 

Source

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