LES JEUNES PARLENT DE L’ÉDUCATION À LA SEXUALITÉ À L’ÉCOLE

ACTUALITÉS | 27 février 2018

Emmanuelle Despaties Nguyen

Puisque les cours d’éducation sexuelle dans les établissements scolaires au Québec recommenceront bientôt, des commissions scolaires ont décidé d’aborder la question.

 

Parfois présentée comme un sujet à la fois tabou et délicat à aborder pour les professeurs, et en ajoutant qu’ils disposent de peu d’outils didactiques, l’éducation sexuelle incite quelques établissements scolaires à innover.

 

Actuellement, 200 écoles du Québec – dont l’école Jules-Vernes, à Montréal Nord qui offre des cours d’éducation sexuelle aux élèves de primaire – offriront un cours à l’essaie d’éducation à la sexualité qui sera obligatoire dès septembre 2018. Ce cours  traitera, entre autres, des sujets tels que les agressions sexuelles, l’homophobie et le sexisme.

 

Stéphanie Proulx, une enseignante, affirme : « L'éducation à la sexualité, c'est la vie de tous les jours. C'est la puberté. J'ai des élèves de sixième année. C’est de faire de la prévention sur les relations amoureuses ».

 

Par contre, le directeur de l’école Jules-Vernes admet que l’application de ce cours ne s’est pas fait sans obstacle. Christian Urbain dit : « Il y a eu certaines résistances, mais en même temps, c'est lié à l'arrivée d’un nouveau programme en éducation. Quand on regarde après trois ans, on se rend compte que les enseignants se sont mis en action, ils se sont approprié les apprentissages ».

 

Mise en contexte : dans les années 1980 - 2000, le programme de l’éducation sexuelle était enseigné au sein d’un cours intitulé « Formation personnelle et sociale ».Toutefois, ce programme a été aboli au début des années 2000. Les établissements scolaires avaient donc le choix d’enseigner ou non le cours d’éducation à la sexualité.

 

« Quand on fait de l'éducation à la sexualité auprès des jeunes, ce n’est pas juste leur parler d’un sujet durant un court laps de temps. Dans ces projets-là, il y a différentes activités qui les emmènent justement à réfléchir » témoigne Stéphanie Houle, sexologue de formation.

 

Un lot de dénonciations d’agressions sexuelles en 2014 a incité le gouvernement du Québec à se pencher sur différentes stratégies pour prévenir la problématique auprès des jeunes. Des écoles ont pu faire preuve d’imagination et choisir les formules qu’elles souhaitaient ; quelques écoles ont mis sur place des ateliers de prévention offerts par les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), alors que d’autres on fait appel à des compagnies de théâtre, par exemple.

 

Les élèves semblent toutefois intéressés et trouvent pertinente l’éducation sexuelle. Un jeune confie : « Moi, je trouve ça important d'en parler au primaire parce que plus tard, si quelque chose arrive et que tu ne sais pas quoi faire, au moins tu vas l’avoir appris au primaire ». Un autre élève témoigne : « La sexualité me guide vers le futur parce que je sais qu'au cégep et à l’université, il y a le développement et on est parfois amoureux ».

 

 

Référence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1085778/leducation-sexuelle-a-lecole-les-jeunes-en-parlent

 

Source

Non applicable

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