PRÉJUGÉS SUR LES FAMILLES DES PREMIÈRES NATIONS

ACTUALITÉS | 8 juin 2017

Adèle Laplante

Au Canada, il existe un fossé culturel entre les intervenants et les communautés autochtones. En effet, Adrienne Jérôme, chef de la nation Anishnabe de Lac-Simon, dénonce les abus de pouvoir à l’égard des parents. Elle compare certaines pratiques à l’époque des pensionnats, puisque les intervenants déresponsabilisent les mères et les pères. Ils transmettent l’idée voulant que les Autochtones soient «  des mauvais parents, qu’ils ne donnent pas une éducation adéquate à leurs enfants, qu’ils n’ont pas d’habilités parentales ».

 

Les critiques des travailleurs sociaux ne prennent pas en considération la réalité que vivent les communautés autochtones ni leur culture. En effet, il est difficile pour ceux-ci d’avoir accès à de la nourriture plus « saine » en raison du prix des aliments. De plus, des pratiques perçues dangereuses pour la DPJ sont pour ces communautés, des jeux traditionnels développant l’instinct de survie.

 

La Direction de la protection de la jeunesse détient beaucoup de pouvoir et peut créer beaucoup d’anxiété chez les familles des Premières Nations. En raison des menaces, plusieurs parents ne désirent pas demander d’aide, car ils craignent d’être piégés.

 

Adrienne Anichnapéo, chef du village Kitcisakik, soutient qu’en permettant la discussion par des tables de concertation, il est possible de créer un pont et de trouver des solutions.

 

Référence

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/500704/commission-autochtones

 

Source

Non applicable

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