ROZON RÉAGIT À L’ACTION COLLECTIVE DES COURAGEUSES

ACTUALITÉS | 2 mars 2018

Gilbert Rozon, ancien grand patron de Juste pour rire, réplique à l’action collective intentée par Les Courageuses, un groupe de femmes qui soutient avoir été agressé sexuellement par lui entre 1982 et 2016. Dans la demande d’action collective, on peut lire : « Rozon est un homme âgé de 63 ans qui a agressé et harcelé sexuellement de nombreuses femmes et filles sur une période s’échelonnant sur un minimum de 34 ans, de sorte qu’il mérite la qualification de prédateur sexuel ».

 

Rozon s’attaque principalement aux appellations « prédateur » et « viol », qu’ils qualifient non seulement de « calomnieuses »« diffamatoires » et « non pertinentes », mais aussi que ce sont des accusations criminelles qui ne devraient pas se retrouver dans une cour civile.

 

Cependant, Me Michel Rocheleau, avocat spécialisé en litige civil, précise que « Il ne faut pas oublier qu’on peut poursuivre au civil pour des gestes qui appartiennent au droit criminel » puisque l’avenue criminelle vise à punir l’agresseur, tandis que l’avenue civile vise à indemniser la victime. Il ajoute : « Dans un recours civil, la victime n’aura pas à prouver hors de tout doute raisonnable la culpabilité de l’agresseur. On parle plutôt d’une preuve par prépondérance, c’est-à-dire que la victime devra convaincre le juge que l’existence du fait est plus probable que son inexistence. »

 

Les Courageuses réclament un minimum de 10 millions de dollars en dédommagement collectif, en plus de montants individuels. Si l’action est autorisée, par ce groupe d’une vingtaine de femmes, ce serait la première fois, au Québec, qu’un groupe de femmes s’unit contre une seule et même personne. Elles attendent encore qu’un juge décide si le recours peut aller de l’avant.

 

Référence

http://www.ledevoir.com/societe/521509/rozon-prepare-sa-defense-contre-l-action-collective

 

Source

Non applicable

 

 

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