UNE ÉTUDE QUÉBÉCOISE SE PENCHE SUR LE VÉCU JUDICIAIRE DES VICTIMES D’AGRESSION SEXUELLE

ACTUALITÉS | 7 mars 2018

Une étude menée auprès de 47 victimes d’agression sexuelle ayant eu recours à la justice montre que leur méfiance envers le système est bien fondée. La recherche a mobilisé des universitaires de l’UQAM, de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Montréal, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, le Regroupement québécois des CALACS et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

 

Les résultats indiquent qu’encore aujourd’hui, les victimes font face à des préjugés. Elles se font poser des questions sur leur habillement, leur consommation d’alcool et doivent souvent essuyer des commentaires condescendants de la part des forces de l’ordre.

 

Parmi les personnes interrogées, seulement 21 % décrivent leur expérience dans le système judiciaire comme satisfaisante. Les délais avant que leur cause soit entendue (parfois jusqu’à 5 ans) et l’incompréhension face aux procédures qui ne leur sont pas expliquées font partie des problèmes.

 

Elles ont aussi parfois l’impression que le procès est le leur et que « les intervenants du système de justice ont le même pouvoir sur leur vie que leurs agresseurs. »

 

Référence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1087242/systeme-judiciaire-problemes-profonds-victimes-agression-sexuelle-etude-perte-confiance

 

Source

http://sac.uqam.ca/upload/files/Rapport_femmes_violence_justice.pdf

 

 

 

 

© Les 3 sex*. 2017. Tous droits réservés