LA POLICE DE WINNIPEG REÇOIT PLUS DE PLAINTES DES VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

ACTUALITÉS | 13 mars 2018

Au cours des derniers mois, une hausse du nombre de dénonciations de crimes à caractère sexuel a été observée par la police de Winnipeg ainsi que par des travailleurs sociaux. D’après eux, il est très probable que cela s’explique par la conscientisation découlée des mouvements sociaux #MoiAussi et #TimesUp, mouvements qui inciteraient les victimes à porter plainte.

 

Nicole Chammartin, la directrice de Klinic – un centre médical communautaire de Winnipeg – affirme : « Nous suivons de près la situation afin de voir si la tendance se maintient, mais pour l’instant, le nombre de plaintes est nettement à la hausse ».

 

Effectivement, pour des infractions dénoncées en 2017 (augmentation de 36 % comparativement à l’année dernière), l’unité des crimes sexuels a ouvert 505 nouvelles enquêtes.

 

Parallèlement à l’ampleur du phénomène et mouvement social #MoiAussi, entre octobre et décembre 2017, l’unité avait ouvert 165 nouvelles enquêtes, soit une augmentation de 142 % en comparaison avec l’année antécédente.

 

Cependant, d’autres facteurs pourraient être la cause de cette hausse de dénonciations, d’après un porte-parole du Service de police de Winnipeg.

 

En effet, l’unité des agressions sexuelles a été désignée pour enquêter sur les agressions sexuelles au printemps 2017. Avant ce mandat, les attouchements sexuels, la violence sexuelle dans un contexte conjugal et les actes indécents pouvaient être traités par des patrouilleurs. Aussi, à l’automne dernier, un rapport publié par Statistique Canada affirmait que le crime le moins dénoncé au Canada était l’agression sexuelle. Selon le rapport, environ 95 % des agressions sexuelles ne sont pas rapportées.

 

Le porte-parole de la police de Winnipeg insiste : « Il est important de comprendre que les analyses d’agressions sexuelles qui sont exclusivement basées sur les crimes signalés par la police ne représentent qu’une partie du nombre des agressions sexuelles au Canada ».

 

Selon Nicole Chammartin, la sensibilisation accrue en ce qui concerne les violences sexuelles a des impacts ; les organisations font de plus en plus de demandes de formations sur le harcèlement sexuel.

 

« On parle de plus en plus des politiques en matière de harcèlement sexuel dans les milieux de travail. Les gens tentent d’être proactifs et ça permet de mieux comprendre le phénomène », rajoute Nicole Chammartin.

 

Elle termine en disant : « Je crois que c’est vraiment important de se rappeler que ce n’est pas tout le monde qui se sent en sécurité ou capable de parler ou de dénoncer les situations de harcèlement ou d’agression sexuelle, mais je crois que c’est encourageant que de plus en plus de gens le fassent ».

 

Référence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1088179/metoo-winnipeg-police-manitoba-agression-sexuelle-plainte-sensibilisation-harcelement

 

Source

Non applicable

 

 

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