#UVANGALU – LE CARACTÈRE SYSTÉMIQUE DES AGRESSIONS SEXUELLES DANS LE GRAND NORD

ACTUALITÉS | 23 mars 2018

Selon des chiffres de la police régionale Kativik, c’est 220 mineurs et 228 adultes qui ont été victimes d’agressions sur une population d’un peu plus de 12 000 personnes. Ces chiffres ne représentant que les cas rapportés, alors que la majorité ne l’est pas.

 

Michel Martin qui vient de terminer son mandat comme chef de police du Nunavik affirme : « Des trousses de viol, j’en reçois tous les jours ou pratiquement tous les jours. Les [agresseurs] ne sont pas seulement des Inuits, il y a des Blancs également ». Il ajoute : « J’ai déjà été en mission pour les Nations unies. On voit ce genre de comportement dans le cadre des opérations à l’international. Des gens qui viennent pour de courtes périodes, en milieu isolé. Il y a plus d’opportunités, moins de compétition et ils sont en présence d’une clientèle plus vulnérable, surtout lorsqu’elle se fait offrir de l’alcool, de la drogue. C’est un moyen de les attirer et de profiter de ces jeunes femmes ou de ces jeunes hommes »

 

Plusieurs femmes inuites travaillent fort pour dénoncer ces agressions sexuelles. Il y a Annie Alaku qui  a consacré sa vie à faire de la prévention auprès des femmes et des jeunes afin de les inciter à dénoncer. Il y a aussi Lizzie Aloupa, agente de prévention auprès de la police régionale Kativik, qui a mis sur pied le programme Good Touch, Bad Touch qui incitent les enfants à dénoncer les comportements inappropriés. Puis, il y a Jeannie Puxley qui milite pour le respect des femmes.

 

Référence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1090630/femmes-nunavik-moiaussi-uvangalu-agressions-violences-sexuelles

 

Source

Non applicable

 

 

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