LES INÉGALITÉS ENCORE BIEN ANCRÉES AU CÉGEP ET À L’UNIVERSITÉ

ACTUALITÉS | 9 avril 2018

Marion Brodeur-Laperrière

Du côté des femmes, bien qu’il y en ait davantage qui soient professeures adjointes, agrégées ou titulaires qu’avant (entre 5 % et 8 % de plus), elles sont toujours minoritaires dans le corps enseignant. De plus, celles qui occupent un poste à temps plein ont un salaire annuel moins élevé que celui de leurs homologues masculins, soit 92 000 $ versus 104 000 $ en 2006 et 123 000 $ versus 137 000 $ en 2016. Pour le moment, rien n’explique clairement la raison de cet écart.

 

Pour ce qui est des personnes issues de minorité, leur représentation est encore plus faible. En moyenne, il s’agit d’une personne sur cinq. Majoritairement, ces gens occupent des postes moins bien payés, surtout les femmes racisées. Par ailleurs, alors que 3,8 % de la population active du Canada est autochtone, le corps professoral des universités n’en comptent que 1,4 % et celle des collèges, 3 %.

 

Alors que jusqu’à maintenant, cette disparité n’entraînait pas de conséquence, le gouvernement Trudeau a décidé de resserrr la vis afin que les objectifs concernant les femmes, les personnes handicapées, les autochtones et les membres des minorités visibles soient atteints d’ici 2019.

 

Référence

http://www.lapresse.ca/actualites/education/201804/06/01-5160052-enseignement-superieur-peu-de-progres-vers-lequite-hommes-femmes.php

 

Source

Non applicable

 

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