NI LES PRODUITS BIO NI LES COUPES MENSTRUELLES NE PEUVENT EMPÊCHER LE SYNDROME DU CHOC TOXIQUE

ACTUALITÉS | 24 avril 2018

Au fil des dernières années ont été développés de nouveaux produits hygiéniques tels que les tampons biologiques et les coupes menstruelles réutilisables.

 

Les tampons hygiéniques en coton biologique ont la réputation d’être plus sécuritaires comparativement aux tampons classiques. Toutefois, selon une étude publiée vendredi dernier, ces tampons bio ne préviennent pas le risque de contracter le syndrome du choc toxique.

 

Également, les coupes menstruelles peuvent aussi mener au syndrome du choc toxique. Selon Applied and Environmental Microbiology le journal de la Société américaine de microbiologie, les personnes utilisant ces coupes menstruelles doivent les faire bouillir avant chaque utilisation.

 

Il est conseillé aux individus de changer de tampon fréquemment pour éviter le syndrome du choc toxique, une infection plutôt rare causée par le staphylocoque doré qui est potentiellement mortel.

 

Afin d’étudier le développement de cette bactérie, en laboratoire, des chercheurs ont testé onze types de tampons et quatre coupes menstruelles. Comme procédure, ils ont mis les tampons et les coupes dans des sacs en plastiques puis ont introduit du liquide et une trace de bactérie prélevée sur une patiente ayant contracté le syndrome du choc toxique il y a quelques années. Les sacs en plastique ont été fermés pendant huit heures. Les résultats révèlent que le type de tampon n’a pas d’incidence sur le risque de prolifération de la bactérie et aussi, qu’une plus grande quantité d’air entre les fibres du tampon fait accroître le nombre de bactéries.

 

Gérard Lina, professeur de microbiologie à l’Université Claude Bernard, en France dit :  « Nos résultats ne soutiennent pas l'hypothèse voulant que les tampons constitués exclusivement de coton bio pourraient être intrinsèquement plus sûrs que ceux faits d'un mélange de coton et de rayonne ». Elle précise : « Nous avons observé que l'espace entre les fibres, qui contribue à l'apport d'air dans le vagin, représente également le site majeur de croissance [du staphylocoque doré] ».

 

À noter que les coupes menstruelles permettraient un développement de bactéries encore plus important que les tampons.

 

Le responsable du Département de gynécologie de l’Hôpital universitaire de Staten Island à New York, Adi Davidov, affirme : « On avance depuis des années que, si les tampons étaient faits de matériaux naturels, les chocs toxiques pourraient être évités. Cette nouvelle étude, publiée récemment, démontre clairement que c'est faux ».

 

 

Référence

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1096533/les-tampons-bios-et-les-coupes-menstruelles-nempechent-pas-le-syndrome-du-choc-toxique

 

Source

Non applicable

 

 

 

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