LES « THÉRAPIES DE CONVERSION » JUGÉES NOCIVES PAR L’OPSQ

ACTUALITÉS | 21 mai 2018

Lors de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, l’Ordre professionnel des sexologues du Québec a publié un avis destiné au public afin de dénoncer les effets nocifs des « thérapies de conversion », aussi appelées  « thérapies réparatrices » visant à « guérir » une personne de son orientation non-hétérosexuelle ou de sa transidentité. En effet, non seulement les études ne démontrent pas l’efficacité de tels « traitements », mais les personnes qui y ont eu recours ont éprouvé des effets nocifs au niveau psychologique tels que des symptômes de dépression et d’anxiété, un plus grand isolement social, la perte de confiance envers les parents pour les plus jeunes, des envies suicidaires, etc. C’est d’ailleurs pourquoi ce genre de thérapies est interdit à plusieurs endroits sur le globe et dénoncé par la majorité des associations et ordres professionnels.

 

L’OPSQ rappelle que les orientations non-hétérosexuelles, la transidentité et les expressions de genre sortant des normes sociales peuvent être découvertes et exprimées à tout âge, et ne relèvent pas d’une maladie. Contrairement à ce que semblent penser les personnes qui proposent des thérapies de conversion, les souffrances vécues par les personnes LGBTQ+ ne proviennent pas de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, mais plutôt en raison des discriminations et de la stigmatisation vécues en lien avec celles-ci. Les thérapies réparatrices peuvent contribuer aux sentiments de culpabilité et de jugement, souvent effectuées par des personnes qui n’ont pas la formation ou le permis requis pour effectuer des interventions adaptées, inclusives, respectueuses et non-jugeantes auprès des clientèles de la diversité sexuelle.

 

Référence

Non applicable.

 

Source

https://opsq.org/wp-content/uploads/2018/05/Avis_public_TC.pdf

 

 

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