LES CRIMES ENVERS LES FEMMES AFGHANES SONT TROP SOUVENT TRAITÉS COMME DES AFFAIRES PRIVÉES

ACTUALITÉS | 30 mai 2018

Claudelle Nielly-Thibault

Un récent rapport de l’ONU intitulé Injustice et Impunité - La médiation dans les crimes contre les femmes fait état de la situation judiciaire pour les femmes d’Afghanistan. On y explique que trop souvent, des crimes graves tels que « coups, brûlures, viol, prostitution et mariages forcés, attaques à l'acide, suicides forcés, échanges de filles pour solder une dette [...] et meurtres - y compris ceux pour défendre "l'honneur" des hommes » ont été traités comme des « disputes familiales ». Ainsi, les coupables n’ont pas à faire face à la justice et doivent simplement entrer dans un processus de médiation avec la victime ou ses proches.

 

L’ONU accuse donc l’État afghan d’abandonner les femmes face aux violences encore très présentes dans la société 17 ans après la fin du régime taliban. « Le large recours aux médiations promeut l'impunité, autorise la répétition des violences et érode la confiance dans le système judiciaire », explique le rapport.

 

Pour la rédaction de ce dernier, environ 600 crimes ont été examinés entre août 2015 et décembre 2017. Sur 280 meurtres perpétrés pour défendre « l’honneur » d’un homme ou d’une famille, seulement 18 % ont été punis par le système de justice.

 

Le regroupement à l’origine de cette recherche, la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan (Manua), estime que ce rapport est « sans doute le pire » qu'elle ait jamais publié.

 

Référence

http://www.europe1.fr/international/la-justice-afghane-continue-de-renvoyer-les-femmes-vers-les-mediations-traditionnelles-3665825

 

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