MESURES POUR CONTRER LES VIOLENCES SEXUELLES : EFFICACES OU PAS?

ACTUALITÉS | 4 juin 2018

Des chercheuses de l’UQÀM se sont penchées sur les besoins et les défis en matière de mesures préventives des cégeps publiques et privés ainsi que des universités pour contrer les violences sexuelles. Une soixantaine d’établissements se sont prêtés au jeu, bien que moins de la moitié des collèges privés aient accepté de faire partie de l’étude. Les manières recensées de faire de la prévention et de la sensibilisation sont nombreuses et variées. On compte, entre autres, des ateliers, des conférences et des formations, mais ce sont les affiches et les kiosques informatifs qui sont les plus populaires, puisqu’elles nécessitent moins de ressources humaines et financières. En effet, les établissement scolaires ne reçoivent que peu de financement pour leurs programmes de prévention, pourtant à l’aube d’une rentrée scolaire où les politiques et les pratiques concrètes pour contrer les violences sexuelles seront prescrites par la loi.

 

Par ailleurs, seul trois établissements postsecondaires sur dix procèdent à l’évaluation de leurs programmes de prévention. Ainsi, impossible de mesurer l’impact qu’ils ont sur les attitudes et  les connaissances des gens qui y évoluent ainsi que sur les actes de violence sexuelle commis et la victimisation. Les collèges et universités disent manquer de ressources et préfèreraient avoir du matériel de sensibilisation et de prévention de type « clé en main » qui aurait déjà été soumis à une évaluation. Ainsi, il serait moins risqué que ce qui soit mis en place soit un coup d’épée dans l’eau.

 

Référence

https://www.ledevoir.com/societe/education/529102/violences-sexuelles

 

Source

Non applicable.

 

 

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