RIEN NE SERT DE LE CHERCHER, SON EXISTENCE N’EST MÊME PAS PROUVÉE

CHRONIQUE

Emmanuelle Gareau

20 septembre 2016

C’est la clé de la jouissance pour les uns, un mythe pour les autres, ou encore le mystère ultime de l’anatomie féminine. Vous l’aurez peut-être deviné, il s’agit du point G. Eh oui, impossible d’écrire dans une revue sexologique sans aborder le sujet au moins une fois.

 

Un sujet Ô combien populaire dans les magazines féminins. On n’arrive plus à compter les articles du genre « Le point G : mythe ou réalité? », ou « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir à propos du point G » et même « Comment trouver votre point G en 3 étapes faciles! ». Populaire oui, mais encore mal compris par plusieurs.

 

En parlant un peu autour de moi, j’ai été impressionnée de voir à quel point tous ont déjà entendu parler du point G, mais rares sont ceux capables d’en parler de façon précise. Quand certains apprenaient que je faisais des recherches là-dessus, je me faisais poser des dizaines et des dizaines de questions souvent avec un air mi-gêné, mi-rongé par la curiosité. Mon père m’a même demandé le plus sérieusement du monde de lui montrer comment trouver le point G de ma mère, une fois que j’aurais trouvé le chemin universel vers celui-ci.

 

Désolée de te décevoir Papa (surtout Maman en fait…), mais je n’ai toujours pas de réponse définitive à vous donner. Et croyez-moi quand je vous dis que j’ai épluché plusieurs ouvrages sur le sujet et lu des dizaines et des dizaines d’articles (scientifiques, pas ceux du Cosmo rassurez-vous).

 

Lorsque ma grand-mère, découragée de me voir le nez dans mes livres même la fin de semaine, m’a demandé sur quoi je travaillais et que je lui ai répondu que je faisais des recherches sur le point G, elle m’a dit (pour vrai, j’ai des témoins) : « Voyons ma p’tite fille, pas besoin de passer autant de temps là-dessus, j’vais te montrer comment le trouver pis ça sera pas long à part de t’ça! ». Malaise. C’est bien de savoir que ma grand-mère connaît bien sa map anatomique, mais ça ne m’avance pas plus sur ma quête du quoi, du comment et du pourquoi de l’existence de ce fameux point G.

J’ai pu constater que la communauté scientifique ne s’accorde pas sur ce qu’est le point G, s’il existe réellement et si oui, à quoi il sert.

 

En effet, pas de consensus en vue.

 

Chers lecteurs, j’entends d’ici votre cri de désespoir, «vas-tu nous l’expliquer, toi, après toutes tes heures passées à lire sur le  sujet, ce que c’est le fameux point G? » Oui, mais patience. Commençons par le commencement et effectuons un petit survol historique du sujet.

 

Historique du point G

Bien que la zone particulièrement sensible située sur la paroi antérieure du vagin, que l’on nomme maintenant point G, était déjà connue à l’époque de la Grèce antique, ce sont les travaux du docteur Ernst Gräfenberg dans les années 50 qui ont permis de redécouvrir cette zone dans l’ère moderne (Whipple, 1992). C’est d’ailleurs le nom de ce docteur qu’on utilisera pour désigner cette zone (point G pour point Gräfenberg). Il faudra toutefois attendre les années 80 pour que le point G acquière la réputation qu’on lui connaît aujourd’hui. Grâce aux travaux des chercheurs Ladas, Wipple et Perry, résumés dans leur célèbre ouvrage “The G Spot and Other Discoveries about Human Sexuality” (dont je vous conseille la lecture), la réputation du fameux point G ne cesse de croître, surtout en Occident. On parle d’une «nouvelle dimension du plaisir sexuel» (Ladas, Whipple et Perry, 1982) pour les femmes. On démocratise l’orgasme possible grâce à une stimulation purement vaginale et non plus seulement clitoridienne (Ladas, Whipple, Perry, 1982).

 

Pour ceux qui sont moins familiers avec le point G et qui ont résisté jusqu’ici à aller voir sur Wikipédia, le point G (qui, fait cocasse, a failli s’appeler « the Whipple tickle » en l’honneur de Beverly Whipple) serait une zone située sur la paroi antérieure du vagin, plus sensible et érogène que le reste des autres parois vaginales. Cette zone serait située assez proche de l’entrée vaginale [image 1] et serait plus facile à stimuler si le sujet se place en position accroupie ou assise (comme sur un bol de toilette). La stimulation de cette zone située le long de la surface sous-urétrale de la paroi antérieure du vagin procurerait des sensations érogènes. Gräfenberg décrit la zone comme entourée de tissus érectiles. La façon la plus efficace pour stimuler le point G pendant le coït serait une pénétration a posteriori, c’est-à dire par derrière (Ladas, Whipple, Perry, 1982).

 

Gräfenberg a écrit que cette position est celle adoptée par la majorité des quadrupèdes, insinuant que le point G jouerait un rôle important dans l’évolution et la reproduction : les femelles seraient plus enclines à consentir à des rapports sexuels si ceux-ci sont plaisants (Gräfenberg, 1953).

Toutefois, il est encore impossible d’établir hors de tout doute l’existence ou l’inexistence du point G étant donné qu’il n’existe pas de consensus à ce sujet dans la communauté scientifique. Les hypothèses abondent  pour chacun des deux « camps », mais aucune ne permet de tirer une conclusion claire quant à l’existence du point G. Ce point tellement populaire qui finalement, n’existe peut-être même pas.

 

Hypothèse anatomique

Il y a d’abord l’hypothèse dite anatomique. Il serait raisonnable de penser que si le point G existait, on pourrait l’identifier par des structures anatomiques précises; soit par une structure locale qui indiquerait l’emplacement d’une zone plus sensible comme les glandes de Skenes, soit par une structure qui de prime abord semble uniforme, mais active différentes zones du cortex cérébral, soit par une innervation différentes des structures présentes.

 

Glandes de Skenes

L’hypothèse des glandes de Skenes est assez populaire au sein de la communauté scientifique. les équipes de Darling (1990) et Wimpissinger (2007) attestent que le point G serait en fait un complexe de glandes (glandes de Skene) et canaux présents sur la paroi antérieure du vagin et que la stimulation de ces structures pourrait mener à l’orgasme.

 

Cependant, plusieurs études attestent que les glandes de Skene n’ont pas de récepteurs pour la stimulation sensorielle (Kilchevsky, Vardi et Gruenwald, 2012). L’engorgement de ces glandes situées sur la paroi antérieure du vagin serait simplement causé par un apport sanguin plus important dans la région génitale lors de l’excitation comparativement à la normale (Puppo, 2011) et non à cause de la stimulation directe de ces glandes. De plus, l’équipe d’Alzate (1985) et Levin (2008) prouvent que la stimulation des parois latérales/postérieures du vagin pourrait tout autant mener à l’orgasme (Kilchevsky et al., 2012).

 

Zones du cortex

Une autre façon d’aborder l’hypothèse d’une morphologie propre au point G serait d’étudier,  par imagerie par résonance magnétique (IRM), les zones du cortex activées lors de la stimulation de différents endroits. Selon l’étude de Komisaruk et ses collègues (2011), le fait que différentes régions du cortex sensoriel soient activées selon l’endroit stimulé (clitoris, vagin, col de l’utérus) est la preuve que la stimulation des zones vaginales est indépendante des autres zones sensibles connues. Cependant, impossible de confirmer l’existence du point G à partir de cette étude en particulier étant donné que les stimulations étaient faites sur l’ensemble de la paroi antérieure du vagin et non une zone particulière, le dit point G.

 

Faisceaux de nerfs

Une autre façon de distinguer une zone précise plus sensible sur la paroi antérieure du vagin serait d’étudier le type et le nombre de faisceaux de nerfs présents sur les parois vaginales. C’est ce que l’équipe de Kilchevsky a fait en 2012. Selon eux, les parois antérieures et latérales du vagin seraient plus innervées par des fibres du système nerveux autonome (O’Connell, Sanjeevan et Hutson, 2005), surtout la partie distale (Song, 2009), donnant un argument de taille aux défenseurs du point G. Mais ne sautez pas trop vite aux conclusions, car une autre équipe de chercheurs (Pauls, Mutema, Silva, Kleeman, Dryfhout Ma et Karram., 2006) n’ont trouvé aucune différence significative entre les différentes zones du vagin par rapport à la distribution des faisceaux nerveux.

 

Proximité avec d’autres régions sensibles

Une autre théorie pouvant expliquer la forte sensibilité de la paroi antérieure vaginale, sans nécessairement consentir à l’existence d’un point G, porterait sur la proximité de ladite paroi avec d’autres régions plutôt sensibles. La sensibilité de la paroi antérieure vaginale pourrait être due à sa proximité physique avec les tissus périurétraux : la stimulation du « point G » stimulerait, de façon indirecte, les structures clitoridiennes (O’Connell, Hutson, Anderson et Plenter., 1998) qui descendent vers la paroi antérieure vaginale lors de l’activité sexuelle (Buisson, Foldes et Paniel., 2008). Cette hypothèse se veut très populaire au sein de la communauté scientifique, mais encore une fois ne fait pas l’unanimité. Puppo et ses collègues (2014), de leur côté, affirment qu’il n’y aucune relation entre le vagin et les structures du clitoris.

 

Hypothèse embryologique

Comme vous pouvez le constater, il est donc quasi impossible de confirmer l’existence du point G si on se fie aux évidences anatomiques seules. D’où l’idée d’aller voir du côté embryologique : certaines théories, dont la théorie de l’origine ectodermique, pourraient appuyer l’existence d’une zone plus sensible sur la paroi vaginale antérieure.

 

Origine ectodermique

Terence Hines (2001), en s'appuyant sur les travaux de Westrom et ses collègues. (1998), explique que le vestibulum, la vessie et l’urètre proviendraient de l’endoderme et que le reste du vagin et la vulve proviendraient de l’ectoderme (donnant naissance à la peau). Celui-ci pourrait supposément avoir plus de terminaisons nerveuses, augmentant donc la sensibilité. Environ 20% du vagin, dont la partie inférieure où serait situé le point G, serait d’origine ectodermique (Heath, 1984). Pourtant, Hilliges et ses collègues (1995) concluent que la paroi antérieure vaginale était plus innervée de façon sub-épithéliale (et non intra-épithéliale, ce qui aurait accentué la sensibilité) que la partie postérieure, contredisant l’hypothèse de l’existence du point G. Il convient tout de même de rester sur nos gardes concernant ces conclusions étant donné que l’équipe de Hilliges n’a pas testé en totalité la paroi antérieure (Hines, 2001).

 

Tout cela est bien beau, mais reste qu’il existe une pléthore de témoignages de femmes, de couples et d’hommes assurant que le point G existe. L’ouvrage de Ladas, Whipple et Perry (1982) est truffé d’anecdotes provenant de monsieur et madame tout le monde qui font l’apologie de cette zone qui, avec le temps, a acquis une si grande réputation qu’il est devenu difficile de la mettre en doute. Les textes prônant l’existence de ce point G affluent et finissent par nous influencer, qu’on le veuille ou non. Difficile d’écarter ces témoignages lorsqu’on cherche à prouver l’existence du point G. Pourtant, ceux-ci ont scientifiquement peu de valeur dans l’équation à cause de leur faible degré de fiabilité et de validité (pas étonnant venant d’une étudiante ne jurant que par les études de type quantitatif…) Les conclusions tirées des études de cas sont aussi très variables et ne font pas consensus. Bref, difficile de prouver l’existence du point G avec la seule aide de témoignages, même s’il ne faut pas diminuer la force de ceux-ci.

 

Oui,  mais encore?

Maintenant que j’ai exposé les quatre vérités du point G, j’ai envie d’arriver (enfin) au but ultime de ma chronique : vous mettre en garde. Je trouve qu’il existe une pression immense sur les femmes (et aussi les hommes) à trouver et à profiter du point G. Comme si une vie sexuelle sans avoir trouvé son propre point G ou celui de sa partenaire ne pouvait pas être considérée comme épanouie. Comme s’il fallait absolument se mettre en quête du point G. Comme si c’était le Graal de la jouissance sexuelle, que sans lui, notre plaisir sexuel était vain et notre vie sexuelle incomplète.

 

Dans un monde où l’anxiété de performance est devenu la norme chez les jeunes (et même les moins jeunes) (Hedon, 2003; Kenny, 2011; Mazzone, Ducci, Scoto, Passaniti, D’arrigo et Vitiello, 2007; Smith et Smoll, 1990), je trouve qu’il est très délicat de décrire le point G comme un standard qu’il faut absolument atteindre pour avoir une « bonne » vie sexuelle. Les normes que la société impose sont assez nombreuses comme cela, il faut faire attention de ne pas en rajouter une. Attention, je ne dis pas qu’il faut se contenter de ce qu’on connaît déjà, de faire l’amour chaque mardi, en position missionnaire, pendant la deuxième pause publicitaire d’Unité 9 (bien qu’il n’y ait rien de mal à ce type de vie sexuelle). Je veux simplement dire que trouver   le point G n’est pas un standard, une obligation.

 

“Certaines le trouvent et aiment le stimuler, certaines le trouvent, mais préfèrent tout de même une stimulation clitoridienne, et d’autres ne le trouvent pas et c’est très bien comme ça.”

 

La clé est de ne pas imposer de norme ou de standards additionnels. En ce sens, il faut partager les connaissances que nous avons sur le sujet dans le but d’éduquer et d’expliquer certains phénomènes aux femmes et à leurs partenaires sans leur donner l’impression que la recherche et la découverte du point G est une obligation, une occasion à ne pas manquer.

 

Le but est de promouvoir une vie sexuelle saine et menant à un épanouissement personnel, qu’importe si les femmes savent où se trouvent leur point G. Il y a assez de pression de la part des médias pour être minces, musclés, bronzés, pas besoin d’en rajouter davantage. Si les partenaires d’une relation sont épanouis dans leur vie intime, il ne faut pas leur donner l’impression qu’il faut accéder au prochain niveau à tout prix, comme si c’était une course, une compétition.

 

Certaines femmes vont jusqu’à se faire injecter du collagène dans leur paroi antérieure vaginale afin d’amplifier leur point G pour ultimement espérer avoir plus de sensations à ce niveau. C’est une pratique que beaucoup de médecins condamnent, et avec raison. The American College of Obstetricians and Gynecologists a fait savoir en 2007 qu’il désapprouvait cette pratique, car elle n’était pas sécuritaire et n’était en aucun cas prouvé comme efficace (Pan, Leung, Shah et Kilchevsky, 2015). Elle peut engendrer un grand nombre d’effets secondaires (perte de sensation, infections, formations d’adhésions, etc.) et de complications graves (Puppo, 2011).

 

Comme le dirait B. Whipple, le mieux est l’ennemi du bien.

 

Bibliographie

 

Alzate, H. (1985). Vaginal eroticism: A replication study. Archives of Sexual Behavior, 14(6), 529–537. DOI: 10.1007/BF01541753

Buisson, O., Foldes, P. et Paniel, B.J. (2008). Sonography of the clitoris. The Journal of Sexual Medicine, 5(2), 413–417. DOI: 10.1111/j.1743-6109.2007.00699.x

Darling, C.A., Davidson, J.K. Sr et Conway-Welch, C. (1990). Female ejaculation: Perceived origins, the Grafenberg spot/area, and sexual responsiveness. Archives of Sexual Behavior, 19(1), 29–47. DOI: 10.1007/BF01541824

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Mazzone, L. Ducci, F. Scoto, M.C., Passaniti, E., D’arrigo, V.G. et Vitiello, B. (2007). The Role of Anxiety Sympotms in School Performance in a Community Sample of Children and Adolescents. BMC Public Health, 7(5), 347. DOI:  10.1186/1471-2458-7-347

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