LE PROFUS MALENTENDU DU CONTRACEPTIF ORAL EN CONTINU

CHRONIQUE | 16 novembre 2017

Emmanuelle Gareau | Chroniqueuse

À 8 ans, j’ai appris ce qu’étaient des menstruations. Dès lors, j’ai redouté leur arrivée. À 10 ans, j’ai entendu parler d’hystérectomie et j’ai sérieusement commencé à considérer cette option tellement j’appréhendais les règles. À 12 ans, mon calvaire a commencé: premières règles, apparition d’allergie sévère aux agents blanchissants des tampons, menstruations plus qu’abondantes pouvant durer jusqu’à 45 jours. À 15 ans, mon cycle est devenu régulier: 29 jours dont 13 de flux abondant et cinq avec du spotting.  Un tampon (hypoallergénique) de taille «maxi» ne me tenait compagnie que 2h. Plus que ça, ça devenait le Saguenay en juillet 1996 dans mes culottes. À 16 ans, alors que j’ai un amoureux que je ne peux voir que la fin de semaine et parce que je passe huit heures dans la piscine deux fois par semaine pour mes cours de sauvetage, j’en ai assez. Sous les conseils d’un médecin, je commence la pilule en continu : plus de menstruations. C’est l’émancipation utérine, la libération corporelle, la délivrance charnelle.

 

Pourquoi tant de détails sur mon flux cataménial? Car plus de sept ans après avoir commencé à prendre la pilule en continu, je dois encore aujourd’hui justifier mon choix à mon entourage qui semble avoir de la difficulté à l’accepter. Cependant, bien que prendre un contraceptif oral en continu me semblait être tabou quand j’avais 16 ans, ça l’est beaucoup moins aujourd’hui. De moins en moins de gens me posent des questions sur mon choix et de plus en plus de femmes font le même que moi. Il reste tout de même beaucoup d’interrogations face au sujet et énormément de fausses idées et de désinformation par rapport à la contraception sans menstruations.

 

La pilule pour les nul-le-s

 

Selon le type de pilule contraceptive, les hormones présentes dans les comprimés sont habituellement de l’estrogène et un progestatif  (Kaunitz, 2017). Ces hormones agissent en inhibant l’ovulation et la nidification de l’ovule car l’endomètre est trop fin pour l’implantation de celui-ci. Elles ont aussi l’effet d’épaissir la glaire cervicale (ARHP, 2008; Kaunitz, 2017; SV, 2013; PP, 2015). Généralement, l’utilisatrice doit prendre une pilule active tous les jours durant trois semaines et une pilule inactive tous les jours durant une semaine où il y a saignements (ARHP, 2008; Wright et Johnson, 2008; Kaneshiro, Edelman, Carlson, Nichols, Forbes, et Jensen, 2012; Hee, Kettner, et Vejtorp, 2013). Cependant, il ne s’agit pas de vraies règles, mais bien de saignements de retrait (Jain, et Wotring, 2016) dû au fait qu’il y a un changement dans le dosage hormonal auquel le corps s’était habitué (ARHP, 2008; Chaplin et Mansour, 2009 FQPN, 2013).

 

Il n’y a pas de nécessité biologique ou médicale à avoir ces saignements

(Glasier, Smith, van der Spuy,, Ho, Cheng, Dada, Wellings et Baird,  2003; Wright et Johnson, 2008; FQPN, 2011; Kaneshiro et al., 2012; Hee et al., 2013; Edelman, Micks, Gallo, Jensen et Grimes, 2014; Kaunitz, 2017)

 

Autrement dit, «[l]es cycles non fertiles volontaires n’ont pas lieu d’exister» (FQPN, 2013). Même si les saignements de retrait ressemblent beaucoup aux règles, ils n’en sont pas car l’endomètre ne reçoit pas de signaux pour s’épaissir et ensuite être éliminé vu que le taux d’hormones reste constant et inchangé (Wright et Johnson, 2008; Kaunitz, 2017). Les saignements sont donc souvent moins abondants et d’une durée moindre (Chaplin et Mansour, 2009) : il s’agit de menstruations artificielles (CHUQ, 2011; FQPN, 2013).

 

Petit préambule de la pilule

 

La pilule a été approuvée en 1957 par la Food and Drug Administration (PP, 2015). Toutefois, ce n’est qu’en 2003 qu’on voit l’apparition de pilule Seasonale, un contraceptif oral prolongé de 91 jours (Anderson et Hait, 2003; Aengst et Layne, 2010; FQPN, 2013). Depuis, de plus en plus de femmes prolongent les périodes sans menstruations (Glasier et al., 2003; Wright et Johnson, 2008; Rad, Kluft, de Kam,  Meijer, Cohen, Brugg, Constantine, et Burggraaf, 2011; Kaneshiro, et al. 2012; Nanda, Lendvay, Kwok, Tolley, Dubé et Brache, 2014; Jain et Wotring, 2016; Fiala, Chabbert-Buffet, Häusler, Jamin, Lete, Lobo, Nappi et Pintiaux, 2017).

 

Pourquoi avoir attendu une cinquantaine d’années avant de changer le moratoire d’un cycle menstruel artificiel? À cause des pressions sociales, culturelles et religieuses du temps, tout simplement

(Hee et al., 2013; Edelman et al., 2014; PP, 2015).

 

En effet, le rythme classique (21 jours de comprimés actifs pour sept jours d’arrêt) imitant le cycle naturel n’a été établi que pour faciliter la mise en marché du produit, et non pour des raisons médicales (CHUQ, 2011; Edelman et al., 2014; Fiala et al., 2017). Il était déjà assez ardu de faire accepter cette méthode de contraception (Legro, Pauli, Kunselman, Meadows, Kesner, Zaino, Demers, Gnatuk et Dodson, 2008) que si en plus cela avait contrevenu au dogme menstruel, on l’aurait qualifié d’hérésie absolue.

 

De surcroît, il y a l’illusion que donnent les saignements de retrait. Lorsque les utilisatrices d’un contraceptif oral (CO) ont ces saignements, elles sont rassurées d’une part car elles pensent avoir la confirmation que leur cycle menstruel fonctionne toujours et que leur fertilité est donc intacte. D’autre part, parce qu’elles croient avoir la preuve qu’elles ne sont pas enceintes (Glasier et al., 2003; Legro et al., 2008; Wright et Johnson, 2008; Edelman et al, 2014; Fiala et al., 2017).

 

Néanmoins, le fait d’avoir des saignements lors de la prise de placebos n’est pas la preuve qu’il n’y a pas eu fécondation. Une femme enceinte sans le savoir, continuant de prendre son CO, pourrait tout de même avoir des saignements, entre autres durant les sept jours de placebos, étant donné que les saignements intermittents ne sont pas rares lors du premier trimestre de grossesse (APA, 2015).

 

Possibilité de danger?

 

À ce jour, il n’existe aucune étude démontrant que la prise d’un CO en continu a ou pourrait avoir des effets délétères autres que ceux déjà engendrés par l’utilisation cyclique de la pilule (ARHP, 2008; Chaplin et Mansour, 2009; CHUQ, 2011; Edelman et al., 2014). Les effets secondaires et les complications possibles sont les mêmes que la pilule soit prise en cycle ou en continu. Selon les croyances populaires, la prise en continu augmenterait le risque d’avoir le cancer ou empêcherait un retour normal à la fertilité. Toutefois, aucune corrélation positive n’a pu être établie entre la prise d’un CO en continu et le développement de cancer (CHUQ, 2011). La fertilité, quant à elle, n’est en rien affectée (Wilkie, 2007; CHUQ, 2011; Hee et al., 2013; Jain et Wotring, 2016).

 

Au contraire, un très grand nombre d’études avancent que la prise d’un CO en continu est sécuritaire et peut même souvent être plus bénéfique que l’utilisation cyclique

(Wilkie, 2007; ARHP, 2008; Wright et Johnson, 2008 - Nanda, Lendvay, Kwok, Tolley, Dubé et Brache, 2014).

 

Plusieurs affections telles que les ménorragies, la présence de myomes utérins, le syndrome prémenstruel et autres maux seraient davantage associés à un cycle ovulatoire répétitif (Wright, 2008; FQPN, 2013; PP, 2015). En outre, la pilule en continu est jugée comme un peu plus efficace contre les grossesses (Legro et al., 2008; Hee et al., 2013; Nanda et al., 2014) étant donné qu’il y a moins d’arrêts, alors moins de chance d’oubli au début ou à la fin d’une plaquette (Wright et Jonhson, 2008; CHUQ, 2011), donc moins de chance d’ovuler (Wilkie, 2007). Aussi, les femmes prenant un contraceptif oral en continu rapportent moins de maux de têtes, moins d’irritation génitale, de fatigue, de ballonnements, de douleurs menstruelles ou prémenstruelles et autres effets indésirables des règles (Wilkie, 2007; ARHP; 2008; Chaplin et Mansour, 2009; Rad et al., 2011; Hee et al., 2013, Edelman et al., 2014; PP, 2015; Jain et Wotring, 2016). On observe également que les menstruations ont moins d’impacts négatifs sur la qualité de vie des femmes lorsqu’elles prennent un CO en continu versus en cycle  (moins d’absentéisme au travail, pas de diminution de l’activité physique, contrôle accru sur leur cycle menstruel, etc.) ainsi que sur la qualité de vie des femmes en préménopause (diminution des bouffées de chaleur) (Wright et Jonhson, 2008; Chaplin et Mansour, 2009; CHUQ, 2011; FQPN, 2013; Edelman et al., 2014; Fiala et al., 2017). Tout cela grâce au fait qu’il y a moins de fluctuations hormonales lorsque le CO est pris sans pause (CHUQ, 2011). Dans le même ordre d’idées, il est maintenant monnaie courante de voir certaines conditions telles que l’endométriose, la dysménorrhée et d’autres syndromes menstruels être traités par la prise de CO en continu (Wright et Jonhson, 2008; CHUQ, 2011; Hee et al., 2013, Edelman et al., 2014; Kaunitz, 2017). À long terme, on dit que la prise de la pilule en continu diminuerait encore plus le risque de développer un cancer de l’endomètre ou des ovaires que si la prise est faite selon le mode habituel, c’est-à-dire par cycle (Wilkie, 2007; CHUQ, 2011).

 

Quand la féminité passe par la ménorrhée

 

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai lu ou entendu des propos tendancieux sur les CO en continu : c’est contre nature, ça nuit à la santé globale et reproductive, ça déféminise la femme, etc. Je parle ici de propos lus sur différents forums en ligne, mais surtout de discours tenus par de (trop) nombreux professionnels de la santé. Il y a d’immenses lacunes en terme de connaissances du fonctionnement des CO qu’on perpétue malheureusement encore aujourd’hui dans la communauté professionnelle, mais il y a également un jugement de valeur qui, selon moi, n’a pas sa place. Dire que les femmes qui décident de réduire ou supprimer leurs menstruations en prenant un CO sont moins femmes que d’autres est un jugement qu’on voit malheureusement trop souvent et qui est loin de tenir la route. Les femmes trans et les femmes ménopausées qui n’ont pas de menstruations sont-elles moins femmes pour autant? Les athlètes n’ayant plus de menstruations à cause d’activités physiques intenses ou les femmes en ménopause secondaire à cause de traitements de chimiothérapie arrêtent-elles d’être considérées comme des femmes à part entière?

 

Les menstruations sont un des aspects associés au sexe biologique féminin, mais ne définissent en rien la féminitude d’un individu

(Hasson, 2016).

 

Par ailleurs, une opinion qui semble populaire est celle affirmant que la prise de CO en continu n’est pas naturelle (Wright et Johnson, 2008; Edelman et al., 2014; Hasson, 2016). Avant tout, les menstruations causées par la chute du taux d’hormones sont artificielles (CHUQ, 2011; FQPN, 2013).  Au demeurant, dire que la prise de CO en continu n’est pas naturelle est quelque peu fallacieux. Si on prend une approche sociohistorique, ce qui n’est pas « naturel », c’est d’être menstruée tous les 28 jours pendant des années sans toutefois avoir pour but d’enfanter. Historiquement, la fréquence à laquelle les femmes étaient menstruées était très inférieure à celle qu’on observe aujourd’hui (CHUQ, 2011). En plus d’avoir leurs premières règles plus tard, les femmes avaient des périodes de menstruations très espacées à cause des grossesses à répétition et des périodes d’allaitement (Glasier et al., 2003; CHUQ, 2011; Edelman et al., 2014). On estime que les femmes d’autrefois avaient autour de 160 périodes menstruelles dans leurs vies, comparativement à environ 450 de nos jours (FQPN, 2013; Edelman et al., 2014; Jain et Wotring, 2016). Parallèlement, « [l]es cycles réguliers ne visent qu’à permettre à une femme d’avoir treize chances de devenir enceinte dans une année. Pour une femme qui ne souhaite pas avoir d’enfant dans un avenir rapproché, les menstruations régulières sont inutiles. » (CHUQ, 2011).

 

Deux poids, deux mesures

 

Il semble qu’il existe une pression sociétale qui exhorte les femmes à devoir vivre leurs menstruations. Poussée à l’extrême, cette pression peut être considérée comme nuisible à l’émancipation de la femme. En effet, pour certaines, les menstruations sont tellement douloureuses et incapacitantes qu’elles deviennent un obstacle à la vie active (CHUQ, 2011). Il peut donc être plus ardu de se conformer aux standards d’une société où on prêche la productivité et le rendement ininterrompu si les femmes doivent également se conformer aux dictats menstruels (FQPN, 2013).

 

On a beau crier sur tous les toits l’importance de l’émancipation des femmes, mais juger leurs choix contraceptifs et leur indiquer comment leur cycle menstruel doit être géré, c’est aller en quelque sorte à l’encontre des valeurs féministes

(Hasson, 2016).

 

En somme, bien que ce texte porte exclusivement sur les CO en continu, tout le rationnel est également applicable aux stérilets hormonaux ou aux injections contraceptives. Ces méthodes ont également pour effets de réduire la durée et la quantité des menstruations et semblent gagner en popularité (Edelman, Lew, Cwiak, Nichols, et Jensen, 2007; ARHP, 2008; Hasson, 2016; Jain et Wotring, 2016; Kaunitz, 2017). Que ce soit grâce à Alesse, Mirena ou Depo-Provera, la contraception sans menstruations c’est sécuritaire, pratique, facile et souvent beaucoup plus plaisant (Nanda et al., 2014). L’option de saigner chaque mois ou pas s’offre aux femmes et leurs choix, quels qu’ils soient, devraient être respectés. Aux gens qui grimacent lorsqu’ils apprennent qu’une femme n’est plus menstruée par choix et aux professionnels de la santé qui perpétuent le mythe voulant que les contraceptifs oraux en continu soient malsains et nuisibles pour la santé et la fertilité, je recommande de s’informer afin de remettre les pendules à l’heure. Même si les études évaluant les effets à long terme des CO pris en continu sont très peu nombreuses pour le moment (Hee et al., 2013), toutes les évidences actuelles nous permettent d’affirmer que les CO en continu sont aussi sécuritaires que ceux pris par cycle.

 

Moi, ma pilule, je la prends sans scrupule!

 

Références

 

Anderson, F.D. et Hait, H. (2003). A multicenter, randomized study of an extended cycle oral contraceptive. Contraception, 68(2), 89-96. DOI 10.1016/S0010-7824(03)00141-0

 

Aengst, J. et Layne, L. (2010). The Need to Bleed? A Feminist Technology Assessment of Menstrual-Suppressing Birth Control Pills. In Layne, L. Vostral, S. et Boyer, K. (Eds.), Feminist Technology. University of Illinois Press.

 

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Fiala, C., Chabbert-Buffet, N., Häusler, G., Jamin, C., Lete, I., Lobo, P., Nappi, R.E., et Pintiaux, A. (2017) Women’s preferences for menstrual bleeding frequency in 12 European countries: the Inconvenience Due to Women’s Monthly Bleeding (ISY) survey. The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care, 22(4), 268-273. DOI: 10.1080/13625187.2017.1334258

 

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