DE L’INVISIBILITÉ COMME RESSOURCE ET COMME LIBERTÉ : LE CAS DES BISEXUALITÉS

CHRONIQUE | 28 février 2018

Félix Dusseau, Étudiant en master 2 Science politique et sociologies comparées, Université de Bordeaux

Juin 2017. La Marche des fiertés bordelaise bat son plein. M’approchant d’un des kiosques ambulants, je remarque que si le classique Rainbow Flag est bien présent aux côtés du drapeau Bear ou encore de celui de la fierté transgenre, aucun drapeau de la fierté bisexuelle n’est proposé. M’étonnant de cela, je questionne un vendeur qui m’avoue ne pas connaître ce drapeau

 

Cette interaction s’est répétée à l’identique avec l’ensemble des vendeurs présents. Un autre élément attira mon attention : sur les 2000 à 5000 participants (Fonteneau, 2017), moins d’une dizaine de drapeaux bisexuels. Les personnes bisexuelles étaient-elles absentes de cette marche? Il est possible d’en douter. Selon l’enquête Contexte de la Sexualité en France de 2006, dernière grande étude sur les pratiques sexuelles, 4% des femmes et 4,1 % des hommes de 18 à 69 ans déclarent avoir déjà eu des pratiques sexuelles avec un partenaire du même sexe et 0,8 % des femmes pour 1,1 % des hommes se disent bisexuels (Bajos et Bozon, 2008), bien que ces chiffres soient à manier avec précaution tant la quantification est difficile (Grosjean, 2010). Il est donc valable de se demander pourquoi la culture bisexuelle — entendue en sociologie comme « l'ensemble des activités, des croyances et des pratiques communes à une société ou à un groupe social particulier » (Étienne et al. 2004) — semble si invisible. Alors que la reconnaissance des hommes et femmes gays gagnent en visibilité dans de nombreux pays (Lerch, 2013 ; Brancourt, 2017), notamment par l’obtention de nouveaux droits comme celui de se marier, les personnes bisexuelles semblent étrangement absentes. Au-delà même de ces éléments, nous nous interrogerons ici sur les raisons de cette invisibilité et comment celle-ci est dépassée par les individus.

Pour certains auteurs, la bisexualité constitue encore le « dernier tabou » (Mendès-Leite, 1996), car elle est la grande absente de la « Révolution sexuelle » et met en lumière les tensions au sein de nos sociétés, notamment en matière d’exclusivité sentimentale. J’émets cependant l’hypothèse que cette dernière n’est pas tant le parent pauvre de la famille LGBT+ — en ce qu’elle serait absente de leurs revendications — qu’un miroir des transformations actuellement à l’œuvre en matière de conjugalité et d’affectivité.

 

Lors d’une étude menée entre 2015 et 2016 à l’Université de Bordeaux, je m’étais intéressé aux bisexualités afin de saisir leur place au sein du continuum entre hétérosexualité et homosexualité (Kinsey, 1948, 1953 ; Klein, 1993 ; Dusseau, 2015). Par une série de longs entretiens biographiques auprès de 28 individus de 18 à 47 ans résidant pour la plupart dans des espaces urbains et périurbains et suite à une analyse de contenu, il m’est apparu une forte diversité des pratiques amoureuses et sexuelles oscillant entre une bisexualité fantasmée et une identité entière et assumée ; les pratiques variant fortement en fonction de l’âge et du milieu social. Ainsi, il apparaît que les personnes bisexuelles résident majoritairement dans des villes de plus de 100 000 habitants avec 58,6 % pour les femmes et 62,3 % pour les hommes, et davantage sont diplômés de l’enseignement supérieur avec 6,2% des femmes et 6,6% des hommes de 18 à 69 ans déclarant entretenir des pratiques avec une personne de même sexe contre respectivement 3,5% et 2,4% des personnes sans diplôme. C’est sur la base de cette étude, et en particulier de l’analyse qualitative de ces entretiens, que je baserai l’essentiel de mon propos pour cette chronique.

 

Le propos de cette dernière sera de démontrer que si les bisexualités sont invisibles — englobant ici tant les pratiques que les identités — notamment pour des raisons historiques car s’étant fondues dans les mouvements gays et lesbiens et ne disposant pas de références culturelles clairement identifiées comme peut l’être celle de ces derniers. L’absence de cadres d’interactions (Goffman, 1974) stricts permettent néanmoins à de nombreux individus, qu’ils se déclarent ou non bisexuels, de façonner eux-mêmes leur orientation sexuelle et ainsi permettre de nouvelles formes d’affirmation de soi.

 

La faible importance du coming-out bisexuel

 

Un élément culturel marquant symboliquement l’invisibilité des personnes bisexuelles est celui du coming out. Entendu comme le fait pour une personne de révéler volontairement son homosexualité, cette action est un acte identitaire fort et très répandu pour les personnes homosexuelles (Chauvin et Lerch, 2013) et peut être un rituel social important tant dans la vie de ces personnes que de leur entourage, ou pour s'intégrer à un mouvement, bien que le processus ait évolué (Chauncey, 1994 ; 2002). Mais qu'en est-il du coming out bisexuel? Pour un homme de 41 ans résidant dans un grand centre urbain français et interrogé pour notre étude, nul besoin d'en faire :

 

« Je pense pas qu'on ait réellement besoin de faire un coming out en étant bi, comme en étant gay ou lesbienne et ils le font pas tous hein […] Y'a souvent un truc : vous arrivez dans une asso gay ou un bar gay et la première question qui est souvent posée c'est « t'as fait ton coming out? » Parce que si tu l'as pas fait, c'est que tu l'es pas vraiment! Ce qui est complètement con hein, c'est débile. Soit on l'est, on le ressent soit voilà, mais y'a pas besoin de… C'est une sorte de rite, auquel il faut passer absolument, exactement comme on passait au bizutage en arrivant à la fac […] Bah non, je suis désolé faut arrêter de pousser les gens à faire ce genre de choses ». Homme 41 ans.

 

L'aspect socialisant du coming out homosexuel est reconnu dans ce témoignage, mais moins en ce qui concerne la bisexualité. De plus, les associations de défense des droits des personnes bisexuelles sont peu nombreuses, s’étant historiquement fondues dans les premiers mouvements gays et lesbiens, il est difficile pour une personne bisexuelle de se rattacher à un groupe ou à un collectif avec un passif historique et des luttes communes. Tout cela concourt à invisibiliser les bisexualités, ce qui peut être préjudiciable aux individus qui souhaiteraient trouver un système normatif et structurant déjà en place. En effet, plusieurs personnes interrogées font état d’un apprentissage solitaire des codes et du « faire bisexuel » (Deschamps, 2002) sans aucun groupe ou structure socialisante. Dans le cas précis d’un homme d’une quarantaine d’années, s’il n’avait pas eu besoin d’adhérer à une association bisexuelle, reconnaissait leur utilité pour certaines personnes, afin qu’elles ne se sentent pas isolées. Néanmoins, lors des entretiens, aucun intervenant n'a considéré cette absence de lieux de socialisation et de reconnaissance de leur bisexualité comme un problème fondamental dans leurs parcours.

 

Les bisexualités sont donc structurellement invisibles, en particulier dans une société qui valorise le dualisme entre hétérosexualité et homosexualité (Mendès-Leite, 1996), voire la monosexualité (Alarie, 2011).

 

Mais cette invisibilité n'est pas toujours vécue comme un handicap par les personnes interrogées, et plutôt comme un refus de rentrer dans un cadre normatif.

 

Une remise en cause de l’affirmation de son identité sexuelle

 

Mon étude m’a amené à observer que les trajectoires bisexuelles sont plurielles et varient tant en fonction de l’âge que du milieu social, mais également en fonction des pratiques allant de la simple attirance ou du fantasme à des pratiques amoureuses et sexuelles incluant tant l’un que l’autre sexe (Deschamps, 2002).

 

Dès lors, devant la diversité des modèles offerts, l'invisibilité est de mise tant il est difficile d’évaluer avec précision l’étendue des pratiques et identités bisexuelles.

 

Il semble s’agir d’une invisibilité collective, mais également individuelle, tant la bisexualité est niée dans nos sociétés (Alarie, 2011 ; Mendès-Leite, 1996). Concernant l’invisibilité individuelle, mon étude démontre qu’il ne s’agit pas tant pour les individus de se protéger d’éventuelles discriminations, bien que cela soit une réalité (Degbe, 2017), que d’une remise en question du « dire sexuel » (Deschamps, 2002) soit la verbalisation de leur orientation sexuelle. Ce faisant, nombre de personnes interrogées ne ressentent pas le besoin de verbaliser ce qu’elles considèrent comme relevant de leurs propres choix personnels.

 

« Soit les personnes bisexuelles se retrouvent avec ce label justement de « bisexuelles » sans avoir vraiment rien demandé, ou que même justement eux ils auraient pu faire leur merde tranquillement et le fait qu'on leur impose justement cette espèce de… « ah mais non oui vraiment t'es bisexuelle » ils sont là « ah bon? Est-ce que je suis vraiment bisexuelle? » tout ça parce qu'ils ont eu une aventure avec deux personnes du sexe opposé. Donc, du coup, il y a ça d'un côté, donc énervant pour les personnes bisexuelles parce que du coup on est là à marcher sur des œufs comme des cons à se dire « Euuh est-ce qu'on doit mettre cette personne dans ce panier-là? ». Femme, 20 ans.

 

Pour une majorité de personnes interrogées, ce sont leurs sentiments, leurs attirances ou leurs désirs envers d’autres personnes qui comptent prioritairement, davantage qu'une étiquette sociale. C'est ici un point délicat dans l'étude des bisexualités, puisque le « dire bisexuel » — soit le fait de verbaliser sa bisexualité — dépend avant tout des représentations de chacun-e plus que d'une organisation quelconque ou d'un mouvement pouvant fédérer l'ensemble les trajectoires singulières des individus. Si le travail des associations est reconnu par les personnes interrogées, les individus se situant hors du cadre militant ne semblent pas dérangés outre mesure par une éventuelle invisibilité :

 

« Dès l'instant où une femme vit avec un homme on ne se pose pas la question de savoir si potentiellement elle peut tomber amoureuse d'une femme. Si elle est avec une femme on dit qu'elle est lesbienne et pas que potentiellement elle aurait pu être avec un homme. Ça rend la bisexualité invisible, forcément, parce que c'est pas marqué sur son front ».Femme 41 ans

 

La monosexualité étant la norme, les personnes sont de facto classées ici comme étant lesbiennes ou hétérosexuelles et leur bisexualité est niée. Toutefois, la personne interrogée n’a pas, durant l’entretien, fait part d’une souffrance particulière face à cette situation qu’elle considérait comme un état de fait. Sa bisexualité est niée non pas parce que les individus sont réticents à la bisexualité, mais parce qu'il est impossible de prime abord de la déduire. Une fois de plus, la bisexualité est donc invisible à moins que l'individu ne la déclare lui-même, ce que tous ne souhaitent pas. L’invisibilité peut également être volontairement choisie :

 

« J'ai pas envie de me faire taxer de bisexuelle et je le dis pas, très peu de personnes sont au courant. Seules les personnes qui m'ont vu dans l'action ou seules les personnes avec qui j'avais envie de partager cet aspect de moi. Faut surtout pas prendre ça pour de la honte ou une envie de me cacher ou quoi que ce soit, c'est juste que je pense que ma sexualité ne regarde que moi ».Femme, 20 ans.

 

Du « faire sexuel » au « dire sexuel »

 

Le passage du « faire sexuel » au « dire sexuel » (Deschamps, 2002) influence également la verbalisation de la sexualité des individus. Alors qu’auparavant ces derniers étaient qualifiés en fonction de leurs pratiques sexuelles — le « faire sexuel » — la médecine du XIXe siècle, s’appropriant les questions de sexualité, a classifié et médicalisé les orientations sexuelles telles que nous les connaissons aujourd’hui (Foucault, 1994). Ce faisant, certains intellectuels, à l’instar de Karl Maria Kertbeny, s’empressèrent d'utiliser le terme d’homosexualité (Mengel, 2009) non pas pour dévaluer leurs pratiques, mais davantage à la manière de ce que Florence Tamagne nomme un « acte identitaire fondateur » (Tamagne, 2012). Ceci a impliqué, par conséquent, la nécessité d’un « dire sexuel » par lequel les individus verbalisaient leur sexualité. Au vu des témoignages recueillis lors de notre étude, les personnes bisexuelles, ayant la possibilité de naviguer entre pratiques, désirs et conjugalités avec des personnes de même sexe ou de sexe différent, semblent ne pas ressentir le besoin de se placer à un niveau binaire. Et c'est dans cette dualité, qu'elle soit sexuelle ou sentimentale, qu’elles souhaitent être reconnues sans nécessairement en faire la publicité. Ces dernières semblant être davantage attachées à leur individualité et à leur indépendance, cette reconnaissance prendrait la forme d'une acceptation sociale, sans nul besoin d'en faire une promotion particulière. Ce faisant, l'époque étant à l'affichage, tant des identités que des histoires d'amour, certains estiment que l'invisibilité n'est pas nécessairement un mal, car permettant de se protéger d'éventuelles discriminations ou de ne pas se fermer aux d’opportunités relationnelles. Ainsi, dans les témoignages recueillis, peu de personnes se sentent effectivement discriminées.

 

Ce caractère singulariste (Martuccelli, 2010) des trajectoires bisexuelles montre bien la différence existante entre les approches historiques des sexualités minoritaires et les glissements effectués ces dernières années. Ainsi, si les bisexualités semblent invisibles, cette discrétion des personnes bisexuelles permet une diffusion plus importante de l’idée de fluidité affective et potentiellement d’une culture transcendant les cultures traditionnelles, car dépassant la binarité entre homosexualité et hétérosexualité :

 

« Jusqu'ici, pendant une très longue période, on avait les discothèques et les bars hétéros, les discothèques et les bars gays et les discothèques et les bars lesbiens. Et je sépare bien les trois. Et les trois communautés étaient assez renfermées sur elles-mêmes […]. Mais il commence à y avoir des endroits hétéro-friendly. C'est-à-dire des endroits qui intègrent des hétéros qui ne touchent pas, mais qui acceptent de faire la fête avec nous, qui s'ouvrent à nous et cætera. Donc non je ne dirais pas qu'il existe une culture bisexuelle mais plus… métrosexuelle ».Homme, 41 ans.

 

Dépasser la binarité

 

L’absence d’une culture bisexuelle met en lumière les stratégies mises en place par les individus ainsi que leurs questionnements quant à l’affirmation de leur identité sexuelle. Bien que certains éléments apparaissent progressivement pour constituer une culture bisexuelle à part entière — comme les déclarations de certaines personnalités, le drapeau des fiertés bisexuelles, etc. (Garber, 2000) — la pluralité des façons d’être, d’agir et de se définir bisexuel rend difficile l’émergence d’une culture bisexuelle visible et acceptée. De plus, cette situation n’est pas forcément le souhait des personnes bisexuelles qui voient dans cette invisibilité des possibilités de s’énoncer comme elles l’entendent, voire une manière pour elles de remettre en question les modes d’affirmation actuels de leur identité sexuelle. Ce faisant, malgré une invisibilité des bisexualités, mon étude m’amène à penser que les interactions que mènent quotidiennement les individus tendent à diffuser dans la société tout entière de nouvelles pratiques affectives, sexuelles et relationnelles qui font changer plus durablement les mentalités.

 

La situation n’est toutefois pas idyllique et il convient de rappeler que les personnes bisexuelles restent encore extrêmement soumises aux discriminations (Degbe, 2017), notamment par les personnes homosexuelles (Kaelblen, 2017). Ainsi, par exemple, selon le dernier rapport annuel de l’association SOS-Homophobie, 32% des personnes se déclarant bisexuelles affirment avoir été victimes de biphobie (SOS-Homophobie, 2017). Bien qu’aucune personne interrogée lors de notre étude n’ait fait part de ce genre de situation, il convient de garder en tête que les personnes bisexuelles sont régulièrement soumises à de la discrimination, parfois même de la part de personnes homosexuelles ou lesbiennes comme le montre un rapport de l’association Bi’Cause — bien que cette étude soit scientifiquement critiquable (Bi’Cause, 2015). De plus, comme le notait la philosophe Hannah Arendt, un individu dépend entièrement d’autrui afin d’être confirmé dans son identité (Arendt, 2005). Dès lors, il pourrait être intéressant, si ce n’est nécessaire, de mettre en place des politiques d’intervention dans les établissements scolaires afin d’enseigner aux élèves les bases d’une véritable éducation à la sexualité. Cet enseignement, possiblement effectué par l’institution scolaire elle-même ou par des associations extérieures, pourrait prendre la forme non pas de déclarations prescriptives sur ce qui relève ou pas de la bisexualité, mais aussi agir davantage dans l’optique de montrer les possibilités relationnelles qui s’offrent aux individus. Ceci afin que ces personnes puissent, dans leurs interactions quotidiennes, composer leur propre chemin de vie, loin de carcans identitaires que les personnes bisexuelles semblent, du moins dans mon étude, rejeter.

 

Références

 

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