LA MORALE ET L’ÉTHIQUE EN MATIÈRE DE SEXUALITÉ PARTIE II

CHRONIQUE | 6 mars 2018

 Michel Lemay, sexologue (M.A.), éthicien (Ph.D.)

Dans un premier texte de cette chronique en deux parties, j’ai traité de différentes morales sexuelles qui ont marqué le XXe siècle en Europe et en Amérique du Nord, en faisant ressortir les limites du principe du consentement lié à la valorisation des droits et libertés de l’individu que privilégient le rationaliste Guyon et le libertarien Ogien. Dans ce deuxième texte, je présente la morale sociale canadienne en matière de sexualité et fais le lien entre l’éthique personnelle et l’approche sexo-éthique, approche personnelle que j’esquisse ici. Je mets l’accent sur le pouvoir de s’émanciper individuellement et collectivement que favorise la pratique de l’éthique en matière de sexualité.

 

Existe-t-il une morale sexuelle?

 

Notre société canadienne, libérale, démocratique, pluraliste, propose-t-elle une morale en matière de sexualité? Rien ne semble le laisser croire, mais il en existe bel et bien une, cachée très loin au fin fond de la Cour suprême, enfouie au cœur des arrêts ou des jugements des membres du plus haut tribunal du Canada. Ma recherche de doctorat (Lemay, 2012) visait à clarifier, organiser, définir cette morale sociale à laquelle renvoyaient les juges dans des causes à caractère sexuel.

 

Selon les juges de la Cour suprême (cf. entre autres R. c. Butler, [1992] 1 R.C.S. et R. c. Labaye, [2005] 3 R.C.S.), le consentement ne semble pas toujours pertinent en matière de sexualité. Quand ils doivent résoudre un conflit juridique et que les lois en vigueur ou le Code criminel canadien ne leur apportent pas une aide suffisante pour trancher, ces juristes font appel à ce qu’ils identifient comme la morale sociale. Ils ont clarifié cette morale canadienne d’arrêt en arrêt depuis l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Elle se fonde sur deux principes, la tolérance et la reconnaissance, et sur des valeurs fondamentales selon la théorie du préjudice formulée dans l’arrêt Labaye.

 

Le principe de tolérance en matière de sexualité veut qu'un comportement soit socialement tolérable tant qu'il ne porte pas gravement atteinte à autrui et au bon fonctionnement de la société en regard d'une valeur fondamentale (R. c. Butler, [1992] 1 R.C.S. et R. c. Labaye, [2005] 3 R.C.S.).

 

Le principe de reconnaissance de la vulnérabilité des personnes, qui ne s'applique pas seulement aux jeunes d'âge mineur et qui permet de dépasser l'argument libertarien du consentement, recadre l'activité interpersonnelle dans ses conditions existentielles. Il présuppose d’une part un souci de l'autre, notamment de sa capacité à prendre une décision éclairée, et d’autre part la valorisation du caractère effectivement épanouissant de l'interaction sexuelle proposée (Audet, 1996; Labaye, 2005; Little Sisters Book and Art Emporium c. Canada (Ministre de la Justice), 2000). J’en déduis que le principe de reconnaissance, parce qu'il s'applique de façon réciproque, s'accorde avec la notion d'intersubjectivité qui veut que la discussion entre partenaires conduise à une entente satisfaisante pour toutes les personnes concernées.

 

À quelles valeurs fondamentales renvoie cette morale?

 

La morale canadienne se compose de valeurs que nomment explicitement des textes officiels et fondateurs comme la Charte canadienne des droits et libertés, le Code criminel canadien, les chartes provinciales des droits et libertés de la personne : l’égalité de tous les êtres humains, l’égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité des orientations érotiques, la liberté d’expression, la participation au processus politique, la vie et la sécurité. S’ajoutent à cela des valeurs sous-entendues par ces textes fondamentaux comme la dignité de tous les êtres humains, l’autonomie de la personne, la responsabilité personnelle de ses actes, le respect de tous les membres de la société, les comportements non violents, la recherche de la vérité et la qualité de vie en société. On peut aussi considérer comme fondamentales des valeurs intimement associées à la conception contemporaine et libérale de l’émancipation de l’individu telles que la valorisation personnelle et l’acceptation de soi, l'épanouissement personnel et la reconnaissance de l’autre.

 

J’en infère que si la morale qu’esquissent les juges comprend des valeurs fondamentales et des principes, par conséquent, elle présuppose une certaine conception de l’être humain. Il s’agirait d’une vision libérale fondée sur les droits individuels et aussi sur une valorisation du vivre-ensemble. Le principe de tolérance prévaut tant qu’un comportement ne nuit pas au bon fonctionnement de la société ou ne va pas à l’encontre d’une valeur fondamentale. Une telle morale ne favoriserait pas un individualisme libertaire. Plutôt elle promouvrait une individualité se conjuguant au vivre-ensemble.

 

L’éthique comme composante de la sexualité

 

Si personne n’accorde d’importance à la morale sociale canadienne en matière de sexualité, celle-ci se réduira à sa force juridique, tel un code de déontologie. En fait, cette morale n’existe pas sans une éthique qui sait l’animer et la dynamiser.

 

Je reprends ici les définitions interreliées que j’ai proposées dans la première partie de cette chronique. Une morale, forcément sociale, se compose de normes applicables à tous et à toutes. Les magistrats s’y réfèrent pour identifier clairement et rationnellement ce qui ne s’y conforme pas. Une éthique, que se donne un individu, renvoie à ses valeurs et à sa conception du bien vivre, afin de le guider dans le choix de ses comportements, dans l’orientation de sa conduite. La réflexion éthique tient compte de la morale et l’interprète en situations particulières. La morale et l’éthique s’allient et se dynamisent, tout comme la grammaire qui vaut pour tout le monde et la langue que chacun parle avec son style personnel.

 

Dans une conception pluridimensionnelle de la sexualité, la morale et l’éthique sont des composantes fort importantes, mais ne sont pas les seules. Le désir constitue lui aussi un élément essentiel, que l’on pourrait, dans une approche sexo-éthique, placer au cœur d’une démarche d’appropriation et d’émancipation.

 

Mais tout d’abord, qu’entendre par désir, ce corollaire du besoin? Outre celle de l’essentiel et du superflu, il y a plusieurs définitions des termes besoin et désir (Cabestan, 2005; Mishari, 2001, 2003; Rabouin, 1997). La compréhension que je propose ici met l’accent sur un lien dialectique entre les deux notions. Le besoin est alors un manque, ce que nous n’avons pas. Et le désir constitue la réponse que nous apportons au besoin. Parfois nous ressentons du désir sans pouvoir clarifier à quel besoin il répondrait. Ou nous identifions un besoin sans savoir par quoi ou comment y répondre. Notre désir/réponse peut être impulsif, conditionné, influencé, réfléchi, et nous pouvons en évaluer le besoin comme fondamental, superficiel, secondaire, prioritaire, etc. La relation entre ces notions se révèle donc dynamique, tout comme est fort nécessaire la réflexion pour conjuguer besoin et désir. Dans une société de consommation comme la nôtre, où même le plaisir sexuel ou érotique peut apparaître comme un bien jetable après usage, il devient vital pour notre bien-être de clarifier le besoin et de nous interroger sur la qualité de la réponse que nous voulons ou non y apporter (Lemay, 1990).

 

Le désir sexuel chez l’espèce humaine n’a pas de fondement biologique déterminant, contrairement au rut chez les animaux (Dorais, 1995). Autrement dit, le désir ne se laisse pas déterminer par l’ovulation, la menstruation, la pleine lune ou le nombre de spermatozoïdes que produisent les testicules. Se combinent alors une multitude de facteurs pour susciter le désir, l’orienter et lui donner son intensité : les hormones; l'état de santé physique ou mentale; les affects (impressions, sensations, émotions, sentiments); les fantasmes, ayant comme les rêves un sens caché; les expériences marquantes de l'enfance, de l'adolescence, de l'âge adulte; les besoins individuels; les contraintes et limites personnelles, relationnelles, sociales; les traits de notre personnalité; les connaissances objectives; les mythes familiaux ou culturels; les préjugés et les postjugés; les normes, valeurs, idéaux, modèles, règles, règlements, us et coutumes en matière de sexualité que privilégient l'éducation, la société, la culture, l'idéologie. À inclure dans cette liste non exhaustive : les significations et les valorisations subjectives que nous attribuons, par expérience (empreintes, frustrations, apprentissages) et par réflexion, à la sexualité à différents moments de notre vie (Dorais, 2010; Misrahi, 2001, 2003).

 

Loin de relever de l’instinct, le désir s’actualise dans une culture, assujetti à des normes, orienté par des valeurs, sous la responsabilité ultime du sujet.

 

Le désir se transforme finalement en un choix qui relève de la personne et non de l’espèce. Par conséquent, ce choix comporte ou devrait comporter une forte composante éthique. Ainsi, le désir peut apparaître de façon spontanée, puiser sa force dans la complexité de l’inconscient, de l’affectif, de l’historique de l’individu. Mais quand il se traduit en comportement social, il devrait être un choix éthique susceptible de justification rationnelle, comme tout autre comportement (Habermas, 1987, 1992; Lacroix, 2006, Legault, 1999). Le sujet désirant se transforme alors en agent éthique, et le désir lui-même constitue l’objet de discussion entre personnes concernées. Finalement, c’est bien du sujet/agent que relève le désir, que cette décision soit réfléchie ou plus ou moins impulsive, conditionnée ou librement consentie, confuse ou éclairée, irrationnelle ou raisonnable (Lemay, 2012; Misrahi, 2003).

 

Ce pouvoir de choisir l’action à entreprendre s’accompagne par conséquent de la responsabilité d’en assumer les conséquences.

 

Dans une approche sexo-éthique de la sexualité qui vise l’émancipation, le choix d’un comportement se fait aussi en fonction des valeurs fondamentales et individuelles des personnes concernées.

 

En se percevant comme agent éthique, la personne peut véritablement s’approprier la sexualité en déterminant son comportement non pas en fonction d’un conditionnement plus ou moins fort, naturel ou culturel, mais plutôt d’une concertation délibérative entre partenaires concernés. Dans ces conditions, les agents éthiques exercent véritablement leur liberté de choisir la conduite sexuelle qui leur convient en regard d’un sens d’émancipation plutôt que de consommation.

 

La dimension éthique de l’intervention sexologique

 

Comme la philosophie ou l’éthique, l’intervention sexologique peut prendre diverses formes et des orientations fort variées. Jadis associée soit à la thérapie, soit à l’éducation sexuelle, soit à la recherche, son champ de pratique apparaît aujourd’hui pluriel. Parmi les différentes conceptions du rôle du sexologue, se distingue celle d’accompagner l’individu dans son projet de développer la maîtrise de son vécu sexuel. Privilégier cette compréhension de la fonction du ou de la sexologue, c’est mettre l’accent sur la responsabilité de l’individu libre de se déterminer dans une situation particulière et limitée. Alors, la sexualité, ne possédant en soi ni sens ni finalité, devient une construction de plus en plus humaine en dépit du fait que la science étend son contrôle en cette matière.

 

En mettant en évidence la dimension éthique des conduites et des comportements sexuels, amoureux, érotiques, les sexologues déplaceraient ou recadreraient l’intérêt du plaisir pour accorder plus de pertinence au sens recherché, oublié, occulté ou parfois nié qui se dégage des actes eux-mêmes, de leurs conséquences ou de leurs visées. Ainsi, l’intervention sexologique ne porterait pas simplement sur l’efficacité du fonctionnement comportemental, notamment en ce qui touche les problèmes de séduction, d’excitation ou d’érotisation.

 

Elle favoriserait une analyse de la situation particulière faisant ressortir des affects, des intérêts, des besoins, des droits, des normes et des valeurs en jeu ou en conflit.

 

Ce regard réflexif permet de dévoiler ce qui pose vraiment problème, ou du moins, de dégager un point de vue éclairant, révélateur, qui n’apporte pas de solutions en soi, mais qui ouvre des pistes d’exploration pour mieux comprendre quelle fonction, quel rôle, quel objectif, quelle signification nous attribuons à la sexualité dans telle situation particulière.

 

L’approche sexo-éthique vise à développer une compétence éthique aussi bien chez les sexologues que chez toute personne qui, sans posséder cette formation professionnelle doit tout de même prendre des décisions en matière de sexualité. Elle s’intègre fort bien à l’éducation sexuelle des adolescents ou des adultes ou à l’intervention sexologique de type accompagnateur.

 

L’idée que la sexualité n’a d’autres finalités que celles que nous lui attribuons présuppose que la raison délibérative, communicationnelle ou intersubjective joue un rôle essentiel. L’exercice de la sexualité met en interaction des partenaires, représentés, virtuels ou en chair et en os. Dans ce dernier cas, la relation sexuelle, érotique, amoureuse ou conjugale ne se réduit pas à un contact d’organes génitaux. Il s’agit de l’interaction entre personnalités, entre individus ayant leur histoire. Fatalement, inexorablement et normalement surgiront des conflits ou des situations commandant un choix. Le processus de prise de décision conduisant à une entente ou à une absence d’entente ne peut se résumer à une technique applicable à toute situation. Il présuppose un mode de communication et une conception du dialogue, de la discussion, de la délibération, de l’intercompréhension, de l’intersubjectivité. Cette communication repose sur des règles reconnues, acceptées et appliquées, par exemple la participation des personnes concernées, l’expression sincère et honnête, une reconnaissance mutuelle, une intercompréhension vérifiée, la recherche raisonnable d’une entente sans contrainte (Legault, 1999).

 

L’éthique délibérative traite du choix d’une action en tenant compte des besoins, des intérêts, des affects, des valeurs, des idéaux parfois en conflit, tout comme des conséquences de nos actes. Il ne s’agit pas nécessairement d’un choix associé à un conflit dramatique, mais assurément d’un choix réfléchi. S’il n’existe pas de finalités en soi, essentielles, transcendantes ou ultimes, nous pouvons tout de même lier nos décisions éthiques à des fins. Parce que la relation sexuelle, érotique, amoureuse ou conjugale comporte toujours une charge affective (émotionnelle et sentimentale) déterminante, il existe un risque que l’émotivité prenne le dessus sur la réflexion. Il ne s’agit pas ici d’opposer la rationalité et l’affectivité, mais plutôt de les comprendre comme des alliées, différentes et associées dans un même projet d’émancipation.

 

L’intervention du ou de la sexologue ne relève plus sur ce point de la psychologie, mais bel et bien de l’éthique. La communication ne se limite pas à l’expression des émotions, des sentiments, du désir ou à l’interprétation du langage corporel. Elle fait aussi appel à la compétence éthique pour clarifier les intérêts en jeu et les valeurs en conflit dans la reconnaissance de l’individualité des partenaires, de leur différence dans l’égalité et l’asymétrie.

 

L’approche sexo-éthique : pour une pratique émancipatrice

 

Une position égocentrique, une perception fantasmatique ou une raison instrumentale constituent bien souvent des obstacles majeurs à la communication que ne peut déconstruire la seule intervention psychologique. Ce qui pose problème, mine la communication et torpille les bons sentiments[, ce ne sont peut-être pas les nombreux conflits de valeurs qui seront toujours inhérents à la relation interpersonnelle, mais l’absence de compétences éthiques pour les solutionner (Arnoux, 2013; Misrahi, 2006; Vegleris, 2010).

 

Une approche sexo-éthique vise à développer ces compétences, c’est-à-dire rendre habiles les personnes concernées, dans une interaction ou un comportement, à discuter de façon authentique de leurs valeurs, de ce à quoi elles attachent de l’importance, de leurs besoins, de leurs intérêts, de leurs conceptions du plaisir, de l’érotisme, de l’amour, de la conjugalité, de leur idéal de l’activité ou de la relation, et ce pour en arriver à une entente sur une action ayant un sens épanouissant pour chaque partenaire, ou pour ne pas donner suite à la discussion. Au-delà du trop court consentement, l’intégration de la réflexion éthique à nos conduites sexuelles pourrait fort bien engendrer un nouvel érotisme, notamment un mode de séduction et des pratiques amoureuses qui concrétiseraient notre volonté de nous émanciper des modèles aliénant notre pouvoir et notre autonomie.

 

Références

 

Abensour, M. (2003). Philosophie politique critique et émancipation ?, Politique et Sociétés, 22(3), 19-142.

 

Arnoux, J.-E. (2013).  Sur le divan d’un philosophe.  La consultation philosophique : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie.  Lausanne : Éditions Favre.

 

Bégin, L. (1999).  L’intervention du droit et des juges dans la définition de notre éthique collective. Éthique de société: L’éthique dans les sociétés démocratiques avancées.  Ss la dir. de Legault, G.A., Rada-Donath, A. et Bourgeault, G..  Sherbrooke : éditions GGG Université de Sherbrooke.

 

Bernatchez, S. (2006). La fonction paradoxale de la morale et de l’éthique dans le discours judiciaire. Revue du Barreau canadien / Canadian Bar Review, 85(2), 2.

 

Dorais, M. (1995).  La mémoire du désir.  Du traumatisme au fantasme.  Montréal : VLB éditeur.

 

Dorais, M. (2010).  Petit manuel de l’érotisme.  Montréal : VLB éditeur.

 

Habermas, J. (1987).  Théorie de l’agir communicationnel.  Tome 1 : Rationalité de l’agir et rationalisation de la société.  Tome 2 : Pour une critique de la raison fonctionnaliste.  Coll. « L’espace du politique ».  Paris : Fayard.

 

Habermas, J. (1991).  De l’éthique de la discussion.  Coll. "Passages".  Paris : Les Éditions du Cerf.

 

Lacroix, A. (2006).  L’éthique appliquée est-elle une nouvelle théorie critique ?. Éthique appliquée, éthique engagée.  Réflexions sur une notion.  Montréal : Liber.

 

Legault, G.A. (1989). La fonction éthique des juges de la Cour suprême du Canada. Ethica, 1(1), 95-109.

 

Legault, G.A. (1990).  La parole du philosophe éthicien est-elle crédible ?, Philosophiques, 17(1), 21-43.

 

Legault, G.A. (1999).  Professionnalisme et délibération éthique.  Sainte-Foy : Presses de l’Université du Québec.

 

Lemay, M. (1990). Obsession et fantasme en société de consommation sexuelle. Bulletin de l’Association des sexologues du Québec, 12(1), 23-30.

 

Lemay, M. (2012).  La morale sociale et le rôle de l’agent en matière de sexualité. (Thèse de doctorat). Université Laval à Québec et Université de Sherbrooke à Sherbrooke.

 

Little Sisters Book and Art Emporium c. Canada (Ministre de la Justice). (2000) 2 R.C.S. 1120.

 

Misrahi, R. (1995). Le philosophe, le patient et le soignant.  Éthique et progrès médical.  Paris : Les empêcheurs de penser en rond.

 

Misrahi, R. (2001).  Désir et besoin.  Coll. "Philo".  Paris : Ellipses Édition.

 

Misrahi, R. (2003).  Le sujet et son désir.  Nantes : Éditions Pleins Feux.

 

R. c. Audet. (1996). 2 R.C.S. 171.

 

R. c. Butler. (1992). 1 RCS 452.

 

R.c. Labaye. (2005). 3 RCS 728.

 

Vegleris, E. (2010).  La consultation philosophique.  L’art d’éclairer l’existence. Paris : Eyrolles.

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