L’ACCEPTATION PAR LA COMMUNAUTÉ ET LE RISQUE SEXUEL DE CONTRACTER LE VIH CHEZ LES HOMMES HOMOSEXUELS ET BISEXUELS DANS UNE VILLE

CANADIENNE « TYPIQUE »

 

 

PRODUCTION SCIENTIFIQUE

 

Karolanne O’Keefe

16 mai 2017

Date de publication

 

Mars 2017

 

Résumé original

 

Inclus dans le plus important « groupe de pairs » géographique de Statistique Canada, la vielle de London, Ontario, est typique de nombreuses villes canadiennes de taille moyenne. Un forum de santé local a identifié l'acceptation par la communauté et l'homophobie comme étant des facteurs clés ayant une incidence sur la santé LGBTQ ; nous avons étudié ces derniers en lien avec le risque sexuel lié au VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels. Les données de l'enquête ont été recueillies auprès de 201 hommes homosexuels et bisexuels à Middlesex-London, en Ontario ; 173 ont signalé leur statut VIH comme négatif / inconnu et ont été inclus dans cette analyse.

 

Les ratios de risque de prévalence non rajustés et ajustés (PRR) ont été modélisés en utilisant une régression de Poisson modifiée. Tout d'abord, un modèle a été adapté afin de correspondre aux facteurs sociodémographiques et contextuels non modifiables. Les facteurs communautaires ont ensuite été ajoutés: le soutien social, l’intériorisation d’une attitude négative face à l’homosexualité, les perceptions en lien avec l'acceptation par la communauté de personnes semblables à soi (basées sur l'orientation, la racialisation, l'identité de genre). Un âge plus avancé était associé à une diminution du risque; les autres facteurs sociodémographiques et contextuels ne l'étaient pas. Pour chaque augmentation de 10 ans, la prévalence du sexe à haut risque a diminué de 24 % (PRR = 0,76 ; IC à 95 % : 0,60, 0,95).

 

En contrôlant l'âge, nous avons trouvé une interaction entre la perception d'une acceptation plus large de la communauté et l'acceptation de la communauté gaie de personnes semblables à soi. Au fur et à mesure que l'acceptation de la communauté au sens large augmentait, les rapports sexuels à haut risque diminuaient ; cependant, cet effet variait selon les perceptions de l'acceptation de la communauté gaie, les hommes se sentant le plus acceptés dans la communauté gaie ayant les plus petites réductions de sexe à haut risque.

 

Cette interaction soulève une série de questions. Parmi celles-ci: comment les normes communautaires et la disponibilité des partenaires influencent-elles la prise de risque sexuel? Les mesures conventionnelles « contextualisées » du risque sexuel sont-elles suffisantes ou ne tiennent-elles pas compte des stratégies importantes d'atténuation des risques utilisées dans les communautés homosexuelles?

 

Référence

R. Bauer., Giblon, R., A. Coleman, T., Aykroyd, G., Fraser, M., et Pugh, D. (2017). Community acceptance and HIV sexual risk among gay and bisexual men in typical Canadian city. The Canadian Journal of Human Sexuality, 26(1). DOI : 10.3138/cjhs.261-A5.

 

Pour demander la production scientifique entière aux auteurs

http://www.utpjournals.press/doi/abs/10.3138/cjhs.261-A5