SYMPTÔMES DE LA DÉPRESSION PATERNELLE PENDANT ET APRÈS L’ACCOUCHEMENT CHEZ LES PARTICIPANTS À L’ÉTUDE « GRANDIR EN NOUVELLE-ZÉLANDE »

PRODUCTION SCIENTIFIQUE

Karolanne O’Keefe

7 juin 2017

Date de publication

 

Avril 2017

 

Résumé original

 

La dépression anténatale et postnatale est connue pour être fréquente et associée à des conséquences néfastes pour les femmes et leurs enfants. Il existe peu de preuves sur les symptômes de la dépression chez les hommes pendant la période périnatale.

 

L’objectif de la recherche a été d’identifier les caractéristiques associées aux symptômes de la dépression chez les hommes dont les partenaires étaient enceintes. Pour ce faire, une étude longitudinale composée d’un échantillon démographiquement diversifié de 3523 hommes néo-zélandais a été réalisée. Ceux-ci ont participé à des entretiens qui ont eu lieu pendant et après (9 mois après l’accouchement) la grossesse de leur partenaire.

 

L'analyse des données a été menée du 1er septembre 2015 au 8 janvier 2016. Les symptômes dépressifs ont été mesurés à l'aide de l'échelle de dépression postnatale d'Édimbourg et du Questionnaire de santé des patients. Nous avons défini les scores supérieurs à 12 et à 9 (respectivement) comme étant le signe de symptômes dépressifs élevés.

 

L'âge moyen (SD) des participants à l'entrevue prénatale était de 33,20 (6,25) ans (16 à 63 ans). Les symptômes élevés de la dépression paternelle avant la naissance de l’enfant, ont touché 82 pères (2,3 %) et ont été associés au stress perçu (ratio de cote [OR], 1,38 ; IC à 95 %, 1,30-1,47) et à une santé jugée correcte ou médiocre pendant la grossesse de leur partenaire (OR, 2,06 ; 95 % CI, 1,18-3,61). Les symptômes élevés de la dépression paternelle postnatale ont touché 153 (4,3 %) des pères et ont été associés à un stress perçu pendant la grossesse (OR, 1,12; IC à 95 %, 1,08-1,17), au fait de n’être plus en relation avec la mère 9 mois après l'accouchement (OR , 6,36; IC à 95 %, 2,28 à 17,78), d’avoir une santé jugée correcte ou mauvaise (OR, 3,29; IC à 95 %, 2,10 à 5,16), d’être sans emploi (OR, 1,86; IC à 95 %, 1,11- 3.10) et d’avoir un historique de dépression (OR, 2,84; IC 95 %, 1,69-4,78).

 

Les résultats démontrent que les pères risquent de subir des symptômes de dépression s'ils se sentent stressés ou sont en mauvaise santé. Les taux de symptômes de dépression sévères ont été plus élevés pendant la période postnatale et ont été associés à des facteurs sociaux et relationnels défavorables. L'identification des pères les plus exposés au risque de symptômes dépressifs peut se révéler bénéfique pour les hommes et leurs familles.

 

Référence

Underwood, L., Waldie, K.E., Peterson, E., D’Souza, S., Verbiest, M., McDaid, F., et Morton, S. (2017).Paternal depression symptoms during pregnancy and after childbirth among participants in the growing up in New Zealand. JAMA Psychiatry, 74(4). DOI: 10.1001/jamapsychiatry.2016.4234.

 

Pour demander la production scientifique entière aux auteurs

http://jamanetwork.com/journals/jamapsychiatry/article-abstract/2601411