LA MASTURBATION : SUPPLÉMENT OU COMPLÉMENT?

PRODUCTION SCIENTIFIQUE

Karolanne O’Keefe

13 juin 2017

Date de publication

 

Mars 2017

 

Résumé original

 

En s'appuyant sur un grand échantillon d'adultes américains âgés entre 18 et 60 ans (7648 hommes et 8090 femmes), nous avons exploré l'association entre la fréquence des relations sexuelles et la masturbation afin de savoir si la masturbation agit (1) en tant qu’élément compensateur en l’absence de relations sexuelles, (2) en tant que complément (ou supplément) aux relations sexuelles ou bien (3) si les deux phénomènes n’ont que peu de liens entre eux.

 

Nous avons trouvé des preuves soutenant une relation de compensation entre la masturbation et la fréquence des relations sexuelles chez les hommes, et une relation de complémentarité chez les femmes. Cependant, ces associations étaient à la fois limitées et dépendantes de la satisfaction auto-déclarée par les participants. Parmi les hommes et les femmes, le statut de partenaire et le contentement sexuel étaient des prédicteurs plus évidents de la masturbation que la fréquence récente de rapport sexuel.

 

Nous concluons que les deux hypothèses, telles qu'elles sont généralement évaluées, souffrent de ne pas tenir compte du rôle central de la satisfaction sexuelle subjective dans la prédiction de la masturbation.

 

Référence

Regnerus, M., Price, J., et Gordon, D. (2017). Masturbation and Partnered Sex : Substitutes or Complements?Archives of Sexual Behavior, 46(278). DOI: 10.1007/s10508-017-0975-8.

 

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https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-017-0975-8