VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE ET CONJUGALE CHEZ LES VICTIMES DE TRAUMATISME DANS L’ENFANCE : LE RÔLE DE LA DÉRÉGULATION DES AFFECTS, DE L’ATTENTION ET DE L’IMPULSIVITÉ

 

 

PRODUCTION SCIENTIFIQUE

Karolanne O’Keefe

1er août 2017

Date de publication

 

Juillet 2017

 

Résumé original

 

L'exposition à des traumatismes au cours de l'enfance (abus physique, sexuel et psychologique, négligence, être témoin de violence conjugale) augmente le risque de commettre de la violence conjugale (IPV) à l'âge adulte (Green, 2005; Iverson, 2013). Ces mêmes traumatismes peuvent également être associés à des déficits en ce qui a trait à la régulation des émotions et de l’attention, ainsi qu’à des taux d'impulsivité plus élevés qui, à leur tour, sont des déterminants fortement liés à l'IPV (Berzenski & Yates, 2010; Borders et al., 2010; Briere, 2012; Briere & Rickards, 2007; Daisy & Hien, 2014; Godbout et al., 2015; Romero-Martinez et al., 2013).

 

Cette étude a examiné le rôle médiateur du dérèglement des affects, de l'attention et de l'impulsivité dans l'association entre les traumatismes de l'enfance et l'IPV psychologique chez 301 hommes et femmes issus de la population générale. Les participants ont répondu à des questionnaires permettant d’évaluer les traumatismes dans l'enfance (Bremner et al., 2007; Godbout et al., 2011), le dérèglement émotionnel (Briere, 2000), l’attention (Brown, et Ryan, 2003), l’impulsivité (Billieux et al. , 2012) et l’IPV (Johnson, Leone & Lu, 2014; Straus et al., 1996).

 

Les résultats indiquent que 57% des participants ont signalé avoir subi plus d'un type de traumatisme dans l’enfance, tandis que 77% ont déclaré en avoir perpétré. De plus, 76% ont déclaré avoir subi au moins un acte de violence psychologique dans leur relation actuelle. Les analyses de corrélation confirment l'importance du dérèglement des affects, de l'attention et de l'impulsivité dans la relation entre les traumatismes de l'enfance et le fait de subir ou de perpétrer des actes d’IPV.

 

L’étude confirme que les traitements visant à améliorer la régulation des affects et à diminuer l'impulsivité pourraient être particulièrement utiles pour prévenir l'IPV chez les victimes de traumatisme.

 

Référence

Dugal, C., Godbout, N., et Bélanger, C. (2017, juillet). Psychological intimate partner violence in interpersonal trauma survirvors : the role of affect dysregulation, mindfulness and impulsivity. Communication présentée dans le cadre de la Conférence de l’International Association for Relationship Research, Ontario, Canada.

 

Pour accéder à la production scientifique entière

https://www.researchgate.net/publication/305636942_Psychological_Intimate_Partner_Violence_in_Interpersonal_Trauma_Survivors_the_Role_of_Affect_Dysregulation_Mindfulness_and_Impulsivity