DYSPAREUNIE PROFONDE ET ENDOMÉTRIOSE : PROPOSITION D’UN CADRE D’ANALYSE BASÉ SUR LES MÉCANISMES DE LA DOULEUR ET LE TROUBLE DE LA DOULEUR GÉNITO-PELVIENNE LORS DE LA PÉNÉTRATION

 

 

 

PRODUCTION SCIENTIFIQUE

Karolanne O’Keefe

15 août 2017

Date de publication

 

Août 2017

 

Résumé original

 

L'endométriose est une maladie chronique commune affectant 1 femme sur 10 en âge de procréer; la moitié des femmes souffrant d'endométriose présente également une dyspareunie profonde. L’examen des études portant sur l'endométriose soulève le besoin d'une question validée ou d'un questionnaire pour l’étude de la dyspareunie profonde. En outre, les essais randomisés contrôlés par placebo n'ont pas encore démontré qu’il existait un avantage net pour l’emploi des traitements traditionnels de l'endométriose dans le cadre du traitement de la dyspareunie profonde. La raison pour laquelle certains patients pourraient ne pas répondre aux traitements traditionnels découle de la nature multifactorielle de la dyspareunie profonde dans l'endométriose, qui peut inclure des affections comorbides (par exemple, une cystite interstitielle et un syndrome de la douleur de la vessie) et une sensibilisation centrale sous-jacente au trouble de pénétration de la douleur génito-pelvienne. En général, on constate un manque en ce qui concerne l’existence d’un cadre qui intègrerait ces causes multifactorielles pour fournir une approche standardisée de la dyspareunie profonde dans l'endométriose.

 

L’objectif était de proposer un cadre clinique pour l’étude de la dyspareunie profonde basée sur une synthèse des mécanismes de la douleur en lien avec le trouble de la pénétration de la douleur génito-pelvienne selon le «Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition». La méthode consistait en un examen narratif, après une phase de recherche dans la littérature basée sur les termes (endométriose ET dyspareunie) OU (dyspareunie ET profonde) et après l’analyse des essais randomisés contrôlés par placebo. L’objectif était de mesurer la présence ou l'absence de dyspareunie profonde ou la sévérité de la dyspareunie profonde grâce à l’emploi d’une échelle de notation numérique ou d’une échelle analogique visuelle.

 

À la lumière des résultats obtenus, il est possible de proposer quatre types de dyspareunie profonde dans l'endométriose, qui peuvent être utilisés comme cadre de recherche et dans la pratique clinique; le type I qui est directement dû à l'endométriose ; le type II qui est lié à un état comorbide ; le type III, dans lequel le trouble de la pénétration de la douleur génito-pelvienne est primaire ; et le type IV qui est secondaire à une combinaison des types I à III. Cette recherche pourrait donner lieu à des soins plus personnalisés pour les patients en ciblant des traitements appropriés pour chacun des types de dyspareunie profonde identifiés.

 

Référence

J.Young, P.. (2017). Deep dyspareunia in endometriosis : a proposed framework based on pain mechanisms and genito-pelvic pain penetration disorder. Sexual Medicine Reviews. DOI : 10.1016/j.sxmr.2017.06.005.

 

Pour demander la production scientifique entière aux auteurs

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2050052117300690?via%3Dihub